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Paris, le 31 janvier 2004 |
Autres Points : |
E SOCIAL AU RALENTI,
BIENTÔT L'EMPLOI EN QUESTION
Malgré les demandes des syndicats locaux, malgré nos interventions, il aura fallu attendre plus d'un mois après le début de la grève dans les départements des Antilles et de Guyane pour que le Ministre du Travail se décide à désigner un médiateur, facilitateur, pour mettre un terme à la grève engagée le 22 décembre 2003.
Piteusement, la délégation de l'AFB a quitté la Guadeloupe le 18 janvier après avoir concédé qu'il pourrait y avoir des conventions collectives locales, sous forme d'avenant, à la convention nationale, traitant des questions spécifiques aux départements des Antilles et de Guyane. A présent, l'AFB refuse d'y retourner en raison du climat tendu qui, selon elle, a marqué la dernière réunion. Pourtant, maintenant que le médiateur est désigné, il serait temps qu'elle prenne les dispositions qui s'imposent en renonçant à parier sur le pourrissement du mouvement.
Nous avons publié le 27 janvier un communiqué de presse (ci-après) appelant l'AFB à faire preuve de responsabilité en reprenant le chemin de la négociation. Tout semble tourner au ralenti, d'ailleurs, au niveau de la branche, depuis le début de l'année. Ainsi, à trois jours de l'ouverture de négociation sur l'avenir des compléments bancaires, l'AFB n'avait toujours pas adressé aux organisations syndicales une proposition d'accord qu'elle avait pourtant promis.
Il en est de même pour la mise à la retraite à 60 ans avec les annuités requises : aucune proposition n'a été avancée par nos interlocuteurs patronaux. L'article 16 de la loi Fillon sur les retraites permet aux employeurs de continuer de mettre les salariés ayant leurs annuités à la retraite à 60 ans en échange de contreparties en termes d'emploi et de formation, négociées au niveau de la branche. En outre, les indemnités de fin de carrière restent dans ce cadre défiscalisées et ne subissent pas de retenues pour cotisations sociales. Deux accords de branche ont été signés récemment dans la métallurgie et dans la chimie.
Plus promptes à se manifester, les banquiers ont été, à l'annonce du dépôt d'un amendement au projet de loi sur la régulation postale par un sénateur de la majorité et d'un autre par le gouvernement concernant la création d'une banque postale.
Daniel Bouton, le PDG de la Société Générale, avait déjà déclaré en septembre 2003 d'après le journal " Les Echos " qu'il s'agissait d'une " double duperie ". " Pour les salariés de la Poste, d'abord : peu deviendront banquiers. Pour les maires ruraux, ensuite, car l'équilibre d'exploitation des guichets de poste ne sera pas amélioré par une distribution de crédits immobiliers qui se ferait essentiellement dans les grandes villes. C'est aussi une hypocrisie car, à long terme, la séparation des fonctions avec une banque postale privatisée serait inéluctable ".
Le discours des banquiers, tel que M. Bouton, serait plus crédible s'ils ne s'étaient pas débarrassés des petits comptes au fil des années, ce qui donne une justification supplémentaire à la Poste qui ne veut pas rester " la banque des pauvres ". S'agissant toutefois de la privatisation, il se pourrait que M. Bouton ait raison à terme puisque le Titre 2 de l'amendement préciserait que "la Poste détient directement ou indirectement la majorité du capital de cet établissement de crédit ". Il s'agit bien, dans un premier temps d'une privatisation partielle en attendant mieux...L'amendement du gouvernement, à la différence de celui du sénateur de la majorité précise cependant " qu'il reviendra au contrat de plan de fixer la nature des services autorisés ". Cela signifie que la banque postale ne pourra, au début ( ?) étendre ses services qu'à la distribution du prêts immobiliers sans épargne préalable. Bien entendu, à travers cette évolution, c'est l'emploi qui nous préoccupe car l'apparition d'une surcapacité bancaire en France aurait nécessairement des conséquences sur l'évolution des effectifs de l'ensemble du secteur.
Pierre GENDRE
RÉSULTATS D'ÉLECTIONS
CONSEIL D'ADMINISTRATION BANQUE DE BRETAGNE
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Non cadres |
FO |
316 voix |
1 élu |
70,38% |
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SNB |
133 voix |
0 |
29,62% |
|
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CADRES |
FO |
37 voix |
0 |
30,83% |
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SNB |
83 voix |
1 élu |
69,17% |
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|
TOTAL |
FO |
353 voix |
1 élu |
62,04% |
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SNB |
216 voix |
1 élu |
37,96% |
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
ANTILLES GUYANE :
L'AFB DOIT NEGOCIER SANS ATTENDRE !
Paris, le 27 janvier 2004
La Fédération FO de la Banque accueille positivement la désignation de Monsieur Bernard MAURIN, comme médiateur pour tenter de trouver une solution au conflit qui oppose les salariés et les syndicats des banques des départements des Antilles et de Guyane à l'AFB depuis plus d'un mois à propos des conventions collectives locales.
Il est toutefois regrettable que le Ministre du travail ait attendu si longtemps pour prendre une initiative réclamée par tous les syndicats impliqués dans le conflit.
Il importe à présent que le médiateur puisse réunir ensemble les parties en présence dans les meilleurs délais.
La Fédération FO de la Banque condamne les tergiversations de l'AFB qui refuse à ce jour de s'asseoir à la table des négociations, notamment si les réunions doivent se dérouler dans l'un des trois départements.
Cette attitude confirme que l'AFB parie sur le pourrissement de la grève sans se soucier des risques qu'une telle stratégie comporte à la fois pour les salariés, les clients et même l'activité économique.
La Fédération FO de la Banque demande à l'AFB de faire preuve de responsabilité, faute de quoi, elle porterait l'entière responsabilité du développement d'une situation qui pourrait devenir incontrôlable.
Pierre GENDRE
NEGOCIATIONS SALARIALES
Deuxième réunion des négociations annuelles obligatoires
Salaires : propositions de la direction de la SOCIETE GENERALE :
* RIEN pour les jeunes embauchés depuis 18 mois,*
* 1,2 % des salaires annuels inférieurs à 22 000 €,
* + 0,7 % des salaires allant de 22 000 € à 40 000 €,
* Prime de 15 % des salaires supérieurs à 40 000 €, avec un plafond de 700 €, proratée pour les salariés travaillant à temps partiel.
Réponses aux demandes de FO et des autres organisations syndicales :
* prise en charge à 50 % des abonnements de transport dans les grandes métropoles de province : NON,
* passage au niveau C des 53 salariés du niveau B : NON,
* négociation sur l'égalité professionnelle : après celle de l'AFB et au plus tard au 4ème trimestre...,
* négociation spécifique à la population des seniors : soit dans la négociation annuelle obligatoire de 2005, soit plus tard...
Revalorisation de l'Accord social 2000 : rien pour les minima ni pour les différents métiers du Réseau
* prime pour le B.P. : 1 525 €,
* prime pour l'ITB : 2 000 €,
* prime de remplacement : 165 €.
G.S.I. (Garantie salariale individuelle, art. 41 de la CCN)
La direction n'est pas favorable aux automatismes et ne souhaite pas améliorer le système. Il s'avère même qu'elle calcule la GSI sur les minima de la convention collective et non sur ceux de la Société Générale.
Jours de carence
Compte tenu des "abus constatés" (le nombre de jours par mois au-delà de la convention collective est de 1000), la direction se refuse de pérenniser la non prise en compte des jours de carence mais proroge l'accord pour un an.
Compte tenu des résultats de la Société Générale, des efforts permanents qu'elle demande à ses salariés, de l'augmentation des prix divers, aucune organisation syndicale n'est prête à accepter ces propositions. Prochaine réunion : le lundi 9 février à 14h00.
La Caisse Nationale recommande aux entreprises du Groupe de revaloriser les salaires de base de + 0,7 % ; Il n'y aura pas d'accord collectif, il s'agit d'une mesure générale unilatérale.
Suite à la réunion du jeudi 22 janvier, les dernières propositions de la direction sont :
* une prime de 500 euros pour les salaires bruts inférieurs à 25 000 euros par an,
* une prime de 400 euros pour les salaires entre 25 000 et 30 000 euros par an,
* une prime de 300 euros pour les salaires entre 30 000 et 35 000 euros par an sur le salaire de mars,
* un complément de primes de 250 euros au 1er juillet pour les salaires inférieurs à 30 000 euros par an,
* P.E.E. : taux d'abondement à 150 %.
Accord signé par le SNB seul.
Article 1 - Augmentation générale
Attribution aux salariés bancaires inscrits à l'effectif de l'Entreprise au 1er mars 2004 au titre d'un CDD ou d'un CDI et présents à cette date depuis au moins trois mois, d'une augmentation de
1,3 % de leur Rémunération Contractuelle Annuelle (RCA) brute base temps plein, prenant effet au 1er mars 2004, et comportant un minimum d'augmentation fixé à 300 euros bruts base temps plein. Cette mesure représente une masse de 266 000 euros bruts en année pleine.
Article 2 - Primes
L'enveloppe consacrée aux primes de performance est en augmentation par rapport à celle versée au cours de l'année 2003 pour atteindre 510 000 € euros bruts.
Article 3 - Augmentation individuelle
L'enveloppe consacrée aux augmentations individuelles, est en augmentation par rapport à celle versée au cours de l'année 2003 pour atteindre 320 000 € bruts.
Article 4 - Mesures spécifiques
La direction générale de la Banque Courtois examinera attentivement les situations suivantes :
*les collaborateurs dont la rémunération contractuelle annuelle est inférieure à 21 663 € et qui totalisent au moins deux ans d'ancienneté en 2004 ; 50 % des hommes et 50 % des femmes de cette population seront concernés par une révision de situation avec un montant minimum d'augmentation salariale de 600 € bruts.
* les collaborateurs dont la rémunération contractuelle annuelle n'aurait pas été revue depuis plus de 4 ans ; 33 % des hommes et 33 % des femmes de cette population seront concernés par une révision de situation avec un montant minimum d'augmentation salariale de 600 € bruts.
* les collaborateurs de retour de congé maternité ; 50 % de cette population bénéficiera d'une révision de situation dans un délai de 6 mois après leur reprise d'activité, avec un montant minimum de 600 € bruts.
* les collaborateurs de retour de CLD après une absence de 2 ans ; 50 % de cette population bénéficiera d'une prime dans les 6 mois qui suivent leur reprise d'activité, avec un montant minimum de 1 000 € bruts.
* les ASC qui évolueraient sur le métier de Conseiller Commercial ; 50 % de ces collaborateurs seront concernés par une révision de situation, avec un montant minimum d'augmentation salariale de 750 € bruts.
Lors de la réunion du 27 janvier la direction a fait de nouvelles propositions :
* soit : une mesure générale de 0,70 % jusqu'à 60 000 € de salaire annuel, plus une prime de 13 % avec un plancher de 450 € qui tient compte des deux dispositions.
Exemple : pour un salarié gagnant 25 000 € par an, soit 1 923 € par mois, mesure générale : 175 € par an à répartir en 13 mensualités, soit 13,46 € par mois bruts, plus une prime de 13 % d'une mensualité majorée à 275 € pour arriver au plancher cumulé de 450 €.
* soit : une mesure générale de 0,70 % jusqu'à 60 000 € de salaire annuel avec un plancher de 170 € (le plancher ne s'appliquant pas aux salariés n'ayant pas deux ans d'ancienneté), plus une prime de 14 % d'une mensualité sans plancher ni plafond.
Nous vous rappelons nos revendications de départ :
* Une mesure générale de 2,3 % pour le maintien du pouvoir d'achat.
* Plus une augmentation générale de 60 € par mois.
La négociation reprendra le mercredi 3 février à 11 heures.