Paris, le 27 novembre 2004

Autres Points :
FO DIT NON A LA RECOMPOSITION SYNDICALE DANS LES BANQUES
PENSIONS DE REVERSION
DEUXIEME TOUR DES ELECTIONS DES REPRESENTANTS DES SALARIES AU CONSEIL D'ADMINISTRATION DU CREDIT LYONNAIS


RECOMPOSITION SYYNDICALE :

UNE OBSCURE CLARTE QUI NOUS VIENT DE MONTREUIL...(1)

 

La crise qui couvait depuis de longs mois entre la fédération de la banque CFDT et sa confédération vient de connaître son épilogue. La direction fédérale a démissionné le 18 novembre et s’est engagée dans une entreprise dite de " recomposition syndicale ". Elle appelle ses militants et adhérents à constituer des syndicats du personnel des banques qui vont s’affilier à la CGT.

La fédération CGT des organismes financiers a annoncé de son côté un congrès de dissolution qui aura lieu le 30 mai 2005 à l’issue duquel une nouvelle fédération CGT verra le jour en intégrant les ex-CFDT regroupés dans les structures transitoires mentionnées ci-dessus.

La décision de l’équipe dirigeante démissionnaire de la fédération CFDT de la banque a été précédée par plusieurs départs (Banque de France, Société Générale, Caisse d’épargne…) soit à la CGT soit à SUD. Manifestement, le choix des ex-dirigeants de la fédération CFDT banques a été dicté par le souci d’éviter le développement de SUD.

Celui-ci a été mûrement réfléchi en accord avec la fédération CGT des services financiers et probablement de la Confédération CGT pour qui cette opération est une variante ultime du syndicalisme rassemblé.

Pour faire bonne mesure, les ex-CFDT appellent à la recomposition syndicale en proposant à FO, à SUD et à l’UNSA de rejoindre comme eux la CGT. Bien entendu pour FO, il ne saurait en être question. Pour sa part, la confédération CFDT a désigné un administrateur provisoire pour la fédération CFDT banques en attendant la tenue d’un congrès extraordinaire. La CFDT ne disparaîtra pas de la profession bancaire.

Il est bien sûr trop tôt pour mesurer l’impact que l’initiative ex-CFDT et CGT aura sur la représentativité des organisations syndicales du secteur bancaire. Il importe néanmoins que nous soyons attentifs, réactifs et non passifs. Dans cet esprit, vous trouverez ci-après le communiqué que nous avons publié le 19 novembre. Faites-en le meilleur usage et tenez-nous informés de ce qui se passe sur le terrain. Il conviendra d’être particulièrement vigilant dans les établissements où des élections professionnelles auront lieu avant la naissance de la nouvelle fédération CGT.

Des futurs ex-CFDT pourraient en effet se présenter sur des listes CFDT et se faire élire avant de passer à la CGT. Toute liste présentée par un syndicat du personnel des banques sans étiquette devra être contestée. Toute liste parrainée par la CGT devra être également contestée. Il se pourrait en effet que la CGT parraine des ex-CFDT n’ayant pas encore rejoint la CGT. Le personnel doit pouvoir se prononcer dans la clarté. Il ne peut y avoir au premier tour des élections professionnelles que des listes présentées par les organisations syndicales représentatives.

La prédominance du vote CFDT dans le secteur bancaire vient en partie du fait que celle-ci a constamment joué sur l’ambiguïté en ramassant ainsi les suffrages des salariés en accord avec la Confédération CFDT et ceux des salariés en accord avec la ligne contestataire de la Fédération CFDT banques. Evidemment l’intérêt des futurs ex-CFDT est de rester le plus longtemps possible dans l’ambiguïté.

Notre rôle est donc d’informer le personnel. Celui-ci doit savoir qu’en votant éventuellement pour certains candidats CFDT, il vote en réalité pour la CGT. Informer n’est pas attaquer mais expliquer. Pour faire ses choix, le personnel a le droit à la vérité.

Pierre GENDRE

(1) Montreuil, siège de la CGT

 


 

COMMUNIQUE DE PRESSE
FO DIT NON A LA RECOMPOSITION SYNDICALE
DANS LES BANQUES

Paris, le 19 novembre 2004

 

La Fédération FO de la Banque (3ème centrale représentative dans la profession avec 15 000 adhérents et plus de 18 % des voix aux élections professionnelles) prend acte de la décision de militants et des dirigeants de la Fédération CFDT Banques, en désaccord avec leur confédération, de rejoindre la CGT.

En rejetant la démarche engagée visant à provoquer une recomposition syndicale s’adressant aussi à ses adhérents, la Fédération FO de la Banque comprend néanmoins le désarroi des partants à l’égard d’une confédération qui n’a cessé de cautionner les reculs sociaux de ces dernières années (assurance chômage, intermittents du spectacle, loi Fillon sur les retraites, lois Juppé et Douste-Blazy sur l’assurance maladie).

La Fédération FO de la Banque considère néanmoins que le choix d’un renforcement de la CGT qui est loin d’avoir achevé son évolution, peut conduire à de nouvelles désillusions.

Pour sa part, la Fédération FO de la Banque, en plein accord avec sa confédération, continuera de pratiquer un syndicalisme indépendant, réformiste, militant et responsable, seul capable de répondre aux aspirations des salariés de la profession.

Ce syndicalisme représente, pour tous ceux qui refusent la stratégie d’accompagnement du libéralisme sans pour autant sombrer dans la surenchère improductive, une alternative réelle, crédible et porteuse d’avenir.

Pierre GENDRE

Contact : Pierre GENDRE : 01 48 01 91 94 / 01 48 01 91 87 / 06 09 53 45 57

 


 

COMMUNIQUE
PENSIONS DE REVERSION

La Confédération FO enregistre positivement l’annonce du Premier Ministre relative aux pensions de réversion mais constate que le Gouvernement aurait pu s’éviter ce mélodrame en étant davantage à l’écoute des interlocuteurs sociaux et de FORCE OUVRIERE en particulier.

En l’attente de précisions complémentaires, FORCE OUVRIERE enregistre positivement les avancées proposées par le COR dans son avis du 15 novembre et reprises par le gouvernement tout particulièrement l’exclusion de l’assiette des ressources du calcul des réversions des caisses de retraites complémentaires et des rentes de prévoyance.

La stabilisation financière des veufs et veuves sera désormais assurée par l’abandon de la révision des ressources après 60 ans, de même que l’annonce de l’écrêtement des revenus salariaux, à hauteur de 30% à partir de 55 ans permettra de cumuler une activité professionnelle et une pension de réversion.

Enfin la confirmation de l’abaissement progressif des conditions d’âge et l’ouverture du droit à réversion dès 52 ans au 1er juillet 2005 vont dans le bon sens et devraient permettre, selon le gouvernement, d’élargir le service de la réversion à 200 000 bénéficiaires supplémentaires.

Toutefois, pour FORCE OUVRIERE il ne s’agit là que d’une étape sur le chemin de la véritable amélioration de la condition des veufs et veuves qui passe par une augmentation substantielle du plafond de cumul corrélativement au relèvement du taux de la pension de réversion qui doit tendre vers les 60 %.

Par ailleurs, la Confédération FO ne relâchera pas sa pression sur les pouvoirs publics considérant que la loi FILLON du 21 août 2003 s’inscrit dans le principe énoncé de neutralité financière, c’est-à-dire à coût constant, présupposé qui n’engage que ceux qui ont cru nécessaire de soutenir le gouvernement dans cette initiative.

Pour FORCE OUVRIERE, la logique de la contre réforme des retraites demeure, à savoir une diminution progressive des retraites et pensions pour laisser place à la capitalisation, la solidarité s’effaçant alors devant la loi du marché.

FORCE OUVRIERE rappelle que la baisse de 10% du chômage invoquée par le Premier Ministre, si elle était effective, le ramènerait à un taux de 9% alors que l’équilibre de la loi FILLON sur les retraites supposait de revenir très vite à un taux de 5%.

Enfin, FORCE OUVRIERE rappelle la nécessité d’augmenter le pouvoir d’achat des salaires, des retraites, des allocations et minima sociaux pour soutenir l’activité économique et donc l’emploi.

 

 

Paris, le 23 novembre 2004

Contact : Bernard DEVY : ( 01 40 52 84 30

 


 

DEUXIEME TOUR DES ELECTIONS DES
REPRESENTANTS DES SALARIES AU CONSEIL
D'ADMINISTRATION DU CREDIT LYONNAIS

 

Les résultats des élections du conseil d’administration sont tombés, ils actent une fois de plus la progression de notre organisation syndicale.

En effet, quelle que soit l’élection depuis le conseil d’administration 1999, notre organisation syndicale a systématiquement progressé, enregistrant même cette fois encore la plus forte progression (le tableau ci-dessous l’atteste).

 

 

 

TECHNICIENS

CADRES

TOTAUX

 

nb voix

%

1erT/2eT

nb voix

%

1erT/2eT

nb total

%

1erT/2eT

F.O.

3 305

22,05 %

0,81 %

460

9,99 %

0,26%

3 765

19,22%

0,69%

CFDT

4 859

32,42 %

-0,20 %

1 009

21,92 %

-0,08%

5 868

29,95%

-0,16%

CFTC

990

6,60 %

-0,11 %

458

9,95 %

0,94%

1 448

7,39%

0,13%

CGT

3 260

21,75 %

-0,44 %

554

12,03 %

-0,03%

3 814

19,47%

-0,33%

SNB

2 575

17,18 %

-0,07 %

2 123

46,11 %

-1,09%

4 698

23,98%

-0,33%

TOTAL

14 989

100,00 %

0,00 %

4 604

100,00%

0,00%

19 593

100,00%

0,00%

 

TOTAL

CA 1999

CE 2001

CE 2003

CA 2004

CA 2eT

FO

16,67%

16,80 %

17,61 %

18,52

19,22

CFDT

29,11%

31,80 %

33,54 %

30,11

29,95

CFTC

8,13%

7,25 %

7,21 %

7,26

7,39

CGT

19,84%

14,36 %

16,87 %

19,80

19,47

SNB

26,25%

29,79 %

24,77 %

24,31

23,98

 

Si ces résultats sont bons, ils sont le fruit du travail de chacun dans son rôle au quotidien de militant syndical. Ils sont également le résultat des positions adoptées par F.O. au Crédit Lyonnais et par la fédération à l’AFB.