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Paris, le 26 février 2005 |
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LE 10 MARS SANS HESITATION !
Finalement, la croissance en 2004 aura été égale à 2,3 %, taux un peu supérieur aux 2 % prévus. Mais cette croissance que l’on dit retrouvée aura été insuffisante pour inverser la courbe du chômage. Ceci est inquiétant car si la croissance n’est pas créatrice nette d’emplois à 2,3 %, quel taux faudra-t-il atteindre pour générer une baisse du chômage ? Les 2,5 % prévus pour l’année 2005 ne seront pas suffisants. Peut-être faudrait-il atteindre un taux voisin de celui des Etats-Unis : 4,4 %.
La France et l’Union européenne en général, et plus particulièrement la zone euro n’en prennent pas le chemin. On en connaît les raisons : les obligations découlant du traité d’Amsterdam qui privilégient le retour à l’équilibre budgétaire même en période de basse conjoncture, l’euro fort (1 euro égal 1,32 dollar) qui handicape les exportations, la stagnation du pouvoir d’achat malgré l’amélioration substantielle des profits des entreprises.
L’actualité met l’accent sur la baisse des prix enregistrés en janvier 2005 (-0,5 %) et souligne l’augmentation de la consommation des ménages (+ 1,5 %). Evidemment, il peut y avoir une certaine corrélation entre la baisse des prix et l’augmentation de la consommation des ménages.
Mais, pour expliquer la reprise de cette consommation, on ne manquera pas de souligner l’effet des soldes qui a joué également sur la baisse des prix en janvier. Cependant, la reprise de la consommation des ménages n’est pas le signe d’une amélioration réelle de leur pouvoir d’achat. Les ménages ont également puisé dans leur épargne, qui reste globalement élevée.
Dans ce contexte, nos préoccupations concernant les salaires sont toujours d’actualité. Pour FO c’est bien la seule façon d’améliorer réellement le pouvoir d’achat, de développer durablement la demande intérieure et de provoquer ainsi la reprise des créations d’emplois. Les campagnes de baisse des prix pour améliorer le pouvoir d’achat sont par ailleurs dangereuses. En effet, ce ne sont pas les actionnaires qui paient les baisses de prix mais les salariés. En outre, la pression sur les salaires est déjà suffisamment forte en raison de la globalisation.
Le journal "Le Monde" dans son édition datée du 23 février soulignait les différences de salaire horaire dans l’industrie manufacturière : 21,4 dollars aux Etats-Unis, 17,3 dollars en France, 2,6 dollars au Brésil, 0,6 dollar en Chine. Faut-il aller chercher ailleurs la raison de certaines délocalisations ?
Faudrait-il pour autant accepter la stagnation des salaires et les gains de productivité destinés à détruire les emplois. Certainement pas ! Les entreprises notamment les grandes enregistrent des profits exceptionnels. Les banques les accumulent : plus elles en font moins elles en lâchent ! Les mesures salariales 2005 sont inférieures à celles de 2004 malgré l’explosion des bénéfices.
L’appel de quatre confédérations (la CFDT, non sans hésitation, ayant fini par rejoindre les trois autres), à participer le 10 mars dans le public comme dans le privé à des grèves et à des manifestations est donc parfaitement justifié.
Le Bureau de notre section fédérale qui se réunit le 1er mars précisera le contenu de cette journée d’actions pour notre secteur professionnel qui se situe dans la continuité de la mobilisation du 5 février. Bien entendu, il n’est pas question de la reporter en raison de la visite à Paris de la délégation de la commission d’évaluation du comité international olympique dans la perspective des jeux de 2012, pour l’organisation desquels la capitale française est candidate.
N’en déplaise à Monsieur Chérèque qui n’a pas perdu l’occasion de faire mousser le " caractère responsable " de la CFDT en proposant un report de l’action, la candidature de Paris ne doit pas générer une quelconque trêve sociale comme il l’avait suggéré précédemment. Au 21ème siècle, pour être satisfaits les travailleurs sont en droit d’exiger davantage que le pain élémentaire et des jeux pour les faire taire.
Pierre GENDRE
NEGOCIATIONS SALARIALES (SUITE)
COFINOGA
Les dispositions suivantes sont donc appliquées en 2005 de manière unilatérale par l’entreprise :
L’augmentation générale ci-après sera applicable au 1er avril 2005, selon les modalités ci-dessous :
L’enveloppe annuelle consacrée aux augmentations individuelles sera attribuée en 2005 de la manière suivante :
Les augmentions individuelles seront attribuées sur proposition managériale, selon les règles internes définies par la Direction.
CREDIT DU NORD
Décision unilatérale.
FORTIS