Paris, le 25 septembre 2004

Autres Points :
2ème REUNION DU G. T. P. EGALITE PROFESSIONNELLE
PROJET D'ARCHITECTURE DE RAPPORT SUR LA SITUATION COMPAREE DES HOMMES ET DES FEMMES


LOI FILLON : PIÈGE À C…

La profession bancaire, branche AFB, sera-t-elle la première à expérimenter le droit d’opposition institué par la loi Fillon sur le dialogue social ? Ceci demeure probable malgré les dégâts qu’une telle situation infligerait à la négociation de branche et aux relations intersyndicales.

Les trois fédérations non signataires de l’accord de branche sur l’article 16 ont écrit à l’AFB pour demander la reprise d’une négociation qui est terminée. Il va de soi qu’une telle demande est inacceptable pour les signataires de l’accord qui ont pris leurs responsabilités.

Si l’AFB acceptait la réouverture des négociations, elle désavouerait les signataires. Elle ne le fera pas, d’autant plus qu’elle n’envisage nullement de répondre aux demandes des non signataires. Elle pourrait néanmoins accepter de les recevoir pour donner des explications complémentaires. Après, dans quelques jours, avant notre conférence professionnelle, l’accord sera notifié et pendant quinze jours les non signataires pourront utiliser le droit d’opposition qui rendrait l’accord nul et non avenu.

Les salariés qui perdraient ainsi au moins 50 % de leur indemnité de départ en retraite, n’auraient plus qu’à remercier les auteurs de cette démarche qu’on aura de la peine à qualifier de syndicale.

Si encore les opposants potentiels pouvaient mobiliser les salariés de la profession pour obtenir un meilleur accord, on pourrait comprendre la démarche.

Mais ils savent qu’ils sont incapables de le faire, surtout le SNB. Il ne suffit pas de faire des moulinets en commission paritaire pour mettre des divisions dans la rue. On a vu quel comportement le SNB et certaines sections CFDT ont adopté fin 1999 quand les cinq fédérations appelaient à la grève nationale interbancaire : ils sont allés négocier des accords de salaires dans les banques avant que la grève ait lieu, à des conditions inférieures aux revendications fédérales !

Or, d’autres dossiers mériteraient une réelle mobilisation du personnel comme par exemple les salaires et les retraites professionnelles. En provoquant et en cultivant la division syndicale, les éventuels opposants à l’accord sur l’article 16 rendraient la mobilisation nécessaire des salariés sur ces sujets encore plus aléatoires. S’agissant de la négociation de branche sur les salaires, notre conférence nationale professionnelle, fixera nos revendications la semaine prochaine.

Pour les retraites professionnelles, nous avons rappelé le 31 août, que nous réclamions la disparition du rabot pour tous les compléments bancaires inférieurs à 1 000 euros par an. La CGT et la CFDT, non signataires de l’accord de 1993, se sont pratiquement mises hors jeu de cette négociation. Le SNB, a démoli en séance de commission paritaire l’accord qu’il s’était précipité à signer le 13 septembre 1993 alors que trois syndicats appelaient à la grève pour tenter de l’améliorer. Il n’est pas à une contradiction près.

Contrairement à FO qui demande la disparition du rabot comme indiqué ci-dessus, le SNB se contenterait d’une réduction immédiate du rabot à 1% pour les retraités de 1993. Si l’AFB se cale sur ses propositions, faudra-t-il que nous fassions à notre tour, peut-être avec d’autres, opposition à un accord qu’il pourrait signer sachant que celui-ci devra aussi comporter le règlement du problème posé par la CRPB qui pourrait susciter l’opposition de la CGT et de la CFDT. 

Superbe la loi Fillon sur le dialogue social pour entraîner sa paralysie dans la confusion la plus totale dès lors que l’esprit de responsabilité est jeté aux oubliettes. Si en 1993, nous avions eu le même comportement avec l’accord sur les retraites, de nombreux retraités de la banque auraient du subir une diminution substantielle de leur pension de retraite et les conditions d’intégration à l’ARRCO et à l’AGIRC par la suite, auraient été moins favorables pour la profession donc pour les actifs et pour les retraités.

Pierre GENDRE

 


 

2ème REUNION DU GROUPE TECHNIQUE PARITAIRE
EGALITE PROFESSIONNELLE HOMMES ET FEMMES

Rappelons l’objectif de ce groupe technique : préparer la négociation

Cette discussion a porté essentiellement sur la nécessité d’améliorer le projet d’architecture sur la situation comparée des hommes et des femmes présenté par l’AFB (cf. annexe, remis aux représentants syndicaux  - ceci dit en passant, la veille de la réunion !)

Afin de permettre d’établir un vrai état des lieux, FO a demandé que certains indicateurs soient impérativement renseignés par niveau de classification (par exemple : structure des effectifs rémunérés - par tranche d’âge de 5 ans - par ancienneté  - à temps partiel - des embauches - des promotions...)

Toutes les organisations syndicales ont fortement été déçues de ne voir qu’un pauvre critère proposé concernant les rémunérations alors qu’aujourd’hui tous reconnaissent que le salaire des femmes est inférieur à celui des hommes.

Afin de proposer des mesures correctives concrètes qui s’imposent pour réduire les écarts de rémunération, FO a demandé que les données sur le salaire de base annuel indiquent le salaire minimum/médian/maximum par métiers repères et par niveau.

Nous avons été entendus, maintenant nos demandes seront-elles agréées ? Pour cela il faut attendre la prochaine réunion fixée au 25 octobre, pour juger de la volonté de l’AFB à négocier sur la base d’un rapport transparent… A suivre !

Janick M’BIMI - Denis CHATELET

 

 


 

Annexe – Groupe technique paritaire égalité professionnelle hommes et femmes
(14 septembre 2004)

PROJET D'ARCHITECTURE DE RAPPORT SUR
LA SITUATION COMPAREE DES HOMMES ET DES FEMMES

EFFECTIFS

TEMPS PARTIEL

EMBAUCHES

PROMOTIONS

FORMATION

DEPARTS

REMUNERATIONS

CONDITIONS DE TRAVAIL

NB. : Tous les indicateurs sont répartis par sexe