Paris, le 24 janvier 2004

Autres Points :
NEGOCIATIONS SALARIALES
ELECTIONS PROFESSIONNELLES


AFB 2004 : MAUVAIS DÉPART

Depuis deux semaines, le JEC, édition du Crédit est empêché de paraître pour des raisons techniques suite à un cambriolage dont la fédération a été victime. Aujourd'hui le problème est réglé et nous pouvons reprendre le rythme de notre communication.

Depuis le début de l'année, la profession est marquée par la grève qui se poursuit dans les banques dans les départements des Antilles et de Guyane. Cette grève reconductible qui a débuté le 22 décembre 2003 a tendance à se durcir et peut déboucher sur des complications de caractère général. L'AFB dans cette affaire joue un jeu trouble et semble parier sur le pourrissement du mouvement. Notre fédération intervient pratiquement chaque jour auprès de l'AFB et s'est adressée à plusieurs reprises au Ministère du Travail pour qu'il organise une médiation. Dernièrement, une réunion s'est tenue en Guadeloupe, mais s'est terminée le 18 janvier par le départ précipité des envoyés de l'AFB qui ont toutefois accepté que des conventions collectives locales soient négociées pour chacun des départements. Mais, bien évidemment, tout dépend du contenu. Or, il est clair que l'AFB n'envisage que quelques aménagements par rapport à la convention nationale et qu'il est hors de question pour elle de prolonger les acquis des anciennes conventions le temps d'en conclure de nouvelles. Ce conflit reste par conséquent dans l'impasse et les jours de grève s'accumulent. L'AFB est clairement responsable de ce marasme et les pouvoirs publics feraient bien de prendre les affaires en mains avant que la grève devienne incontrôlable. Ce n'est pas en laissant entendre que les banques pourraient fermer boutique si les conditions sociales qui leur seraient imposées étaient trop coûteuses, que la reprise de la négociation sera facilitée.

Sur un plan plus général, nous restons dans l'attente de la conclusion des négociations salariales engagées au sein de la Société Générale et de BNP PARIBAS. Certaines négociations se sont conclues par des accords (voir ci-après).

Sur la question des retraites, l'AFB n'a toujours pas communiqué ses propositions aux organisations syndicales alors que nous sommes à moins de 10 jours de la réunion du 29 janvier qui doit traiter des compléments bancaires et de la mise à la retraite à 60 ans sous réserve de contreparties à négocier au niveau de la branche.

Une réunion sécurité est prévue pour le 23 février, mais sur tous les autres sujets, rien n'avance pour le moment. Or, l'AFB s'est engagée à commencer la négociation sur l'adaptation à la branche de l'accord interprofessionnel sur la formation au cours du premier trimestre 2004.

Il en est de même à propos des nouveaux métiers, générés par le développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication pour lesquels un groupe de travail paritaire devait voir le jour. Gagner du temps pour ne rien faire, c'est assurément le meilleur moyen de tuer le rôle de la branche sans le dire, et même en prétendant le contraire. C'est dans l'air du temps : celui des remises en cause fondamentales dont l'année 2004 semble devoir être une étape remarquable si aucun grain de sable ne vient enrayer la machine à broyer les acquis sociaux essentiels.

Pierre GENDRE

 


 

NEGOCIATIONS SALARIALES

 

La Direction a fait les propositions suivantes :
* 0,5 % d'augmentation générale des salaires plafonnés à 25 000 euros,
* Prime de 12 % d'une mensualité fixe avec un plancher de 250/300 euros,
Hors charges, ces mesures s'élèveraient à 17 millions d'euros, soit 1 % de la masse salariale égale à 1,7 milliard d'euros.

Les revendications de FO sont :
- Une augmentation des salaires de 2,3 % pour maintien du pouvoir d'achat.
- Une augmentation pérenne de 60 euros par mois du salaire de base.
A suivre ...

 

Les premières propositions de la Direction sont les suivantes :
* + 1,20 % pour tous les salariés en dehors des hors classification valeur 01/03 et avec un plancher de 270 euros pour les salariés en deçà de 22 700 euros/an,
* augmentation de 8 % de l'enveloppe de prime à la performance pour un total de 12 500 000 euros,
* enveloppe de points consacrée à l'augmentation de la rémunération annuelle (RCA) portée à 95 000, soit 2 900 000 euros en année pleine,
* enveloppe de points dans le cadre des projets majeurs OPTIMUM (restructuration du réseau commercial) portée à 13 000 points soit 400 000 euros en année pleine,
* dispositions en faveur des "seniors" ayant plus de 52 ans : examen particulier de tous les techniciens et cadres de niveau H n'ayant pas eu d'augmentation de leur rémunération annuelle depuis 2000 et ayant perçu une ou des primes à la performance pendant cette période,
* dispositions en faveur des femmes cadres à l'effectif depuis au moins 5 ans : lors de l'examen ou de la révision de leur situation ou à l'occasion d'une évolution du métier, la direction favorisera une augmentation de la rémunération annuelle en alternative ou en complément d'une prime à la performance,
* les minima devraient être revus à la hausse (% non défini),
* pour les techniciennes de surface : prime de 250 euros au prorata du temps de travail.

Les 5 Organisations Syndicales ont fait les propositions suivantes :
* + 1,8 % avec plancher de 600 euros valeur 01/04 et prime de 500 euros valeur 02/04,
* Enveloppe de 110 000 points pour les augmentations de rémunération annuelle plus des mesures spécifiques pour les projets majeurs.

A suivre : prochaines réunions les 21 et 22 janvier.

 

* augmentation des minima salariaux : + 3 % pour le niveau A et + 2 % pour tous les autres niveaux,
* augmentation générale de 1 % pour les salaires inférieurs à 25 000 euros/an,
* prime de 500 euros pour les salariés ayant eu une augmentation inférieure à 5 % sur 5 ans,

Ces mesures concernent 54 % du personnel de la banque et seront signées par notre Organisation.

 

L'intersyndicale du CREDIT MARITIME (FO, CFDT, CFTC et SNB) avait souhaité une augmentation
de 2,8 % (ce qui correspondait selon nous à l'augmentation du coût de la vie) avec un minimum de 500 euros (plancher) et 1 000 euros maxi (plafond) avec effet au 1er janvier et en une seule fois.

Les représentants de la délégation patronale proposant la même chose qu'en 2003. Après plusieurs contre-propositions de notre part, les représentants de la délégation patronale avaient proposé 1,2 % (0,7 % en janvier et 0,5 % en juillet) et cela vient seulement d'être confirmé donc accepté (c'est-à-dire le 07/01/2004) par les dirigeants du CREDIT MARITIME.

 

CATEGORIE 1 : TMB + CADRE (dont salaire annuel inférieur ou égal à 35 000 euros et avec plus de 2 ans d'ancienneté) : augmentation générale de 2 % et augmentation individuelle de 0,6 %.
CATEGORIE 2 : AUTRE CADRE : augmentation générale de 1,5 % et augmentation individuelle de 1,1 %.
CATEGORIE 3 : CADRE (dont salaire supérieur à 70 000 euros annuels) : pas d'augmentation générale et augmentation individuelle de 2,6 %.

 

0,5 % au 1er janvier 2004 avec accord SNB-CFDT.

 

La direction propose :
* une prime de 500 euros pour les salaires annuels de moins de 25 000 euros,
* une prime de 300 euros pour les salaires de 25 000 euros à 35 000 euros par an,
* une enveloppe d'augmentation individuelle de 2 % de la masse salariale,
* abondement PEE : 150 %.

A suivre car la négociation n'est pas terminée.

 

Le contrat salarial 2003 a été signé le 16 janvier 2004 par FO, la CFTC et le SIC.

* + 1 % au 1er juillet 2003,
* + 1.25 M d'euros de mesures complémentaires : augmentation de l'abondement du plan d'épargne (642 €) à partir de 2004, allocation versée aux retraités (351 €) à partir de 2003, valeur faciale du titre restaurant portée à 7 euros à partir du 1er mars 2004, allocation versée en juillet aux agents de surveillance est portée à 62.5 % d'un mois à partir de 2003.

 

Propositions de la direction :
0 % d'augmentation générale mais prime de :
* 450 euros pour les salaires inférieurs à 22 500 euros annuels,
* 200 euros de 22 500 à 25 000 euros versée en janvier.
Enveloppe de 1,50 % de la masse salariale consacrée à des augmentations individuelles en mars.

Les organisations syndicales mécontentes de ces propositions FO, CFDT et CGT organisent une réunion avec le personnel au siège de la BARCLAYS à Paris le vendredi 23 janvier.

 


 

ELECTIONS PROFESSIONNELLES

 

FO recueille :
- 169 voix dans le collège techniciens,
- 54 voix dans le collège cadres.

FO redevient deuxième organisation syndicale de la Banque HERVET avec 23 % des voix en 2003 contre 21 % en 2001, 13 % en 1999 et 10 % en 1997. La progression de FO se fait essentiellement au détriment du SNB.

 

Compte tenu des modifications de périmètres des fusions intervenues, la présentation par pourcentage ne peut pas avoir de signification.

En CE lors des précédentes élections, sur cinq postes à pourvoir, quatre étaient détenus par le SNB, un par FO.

Lors des élections du 27 novembre 2003, FO a obtenu trois élus, le SNB deux.

 

 

TITULAIRES

SUPPLEANTS

%

Nombre d'élus

%

Nombre d'élus


CE

FO Techniciens

28,47 % contre 23,52 %

1

 

 

FO Cadres

26,61 % contre 18,60 %

1

22,69 % contre 18,79 %

1


DP

FO Techniciens

 

 

26,79 % contre 23,91 %

2

FO Cadres

20,63 % contre 19,05 %

2

21,62 % contre 19,05 %

2