![]() | ![]() |
|
Paris, le 22 novembre 2003 |
Autres Points : |
SCIEURS DE BRANCHE !
La commission paritaire de la banque du 20 octobre a donc eu une suite le 17 novembre. Elle en aura une autre le 24 de ce même mois en raison de la longueur inutile des débats dont la responsabilité principale n'incombe pas uniquement à l'AFB.
D'entrée de jeu, une déclaration commune dont le texte est repris au verso a été lue en référence à la pétition qu'on espère encore en cours de signatures, car leur nombre est aussi affligeant à ce jour que l'attitude de la délégation patronale.
Pour notre part, nous avons remis 1500 signatures, la CFDT trois fois moins et les autres pas du tout. Voilà comment les engagements interfédéraux sont tenus !
Cela n'avait pas empêché le SNB, entre temps, de critiquer par voie de tract, à la Société Générale à Paris, la signature par FO de l'accord salarial sur les minima dont nous avons rendu compte dans le dernier numéro du JEC, édition du Crédit.
Ce syndicat qui s'est illustré, et qui s'illustre encore dans les entreprises, par toutes sortes de capitulations a prétendu que notre signature cautionnait la politique salariale de l'AFB sur les salaires réels !
C'est évidemment un pur mensonge puisque nous faisons signer la pétition, tandis que lui n'attendait que le jour de cette commission paritaire pour se précipiter ensuite dans les entreprises auprès des directions pour réclamer l'ouverture des négociations sur les salaires.
Pire encore, au Crédit Lyonnais, ce syndicat reprenait à son compte le texte de la pétition commune pour en faire une pétition SNB dont il est inutile de dire qu'elle n'a connu aucun succès.
Respect des engagements interfédéraux ! A quoi cela sert-il de prononcer de fortes paroles à l'AFB si c'est pour se coucher dans les entreprises ensuite !
Passons sur cette vaine polémique que nous n'entendons, pas, d'ailleurs, voir proliférer dans le personnel.
Le deuxième point de l'ordre du jour concernait l'égalité professionnelle. Après échange de vues, il a été décidé qu'un groupe de travail serait mis en place. Il devrait avoir trois missions :
S'agissant de cette dernière mission, les thèmes retenus sont les rémunérations, le déroulement de carrière, la maternité, la formation et la progression de l'amélioration de la situation dans ces domaines.
En outre, ce groupe de travail pourra servir de "conseiller technique" sur toutes les questions concernant l'égalité professionnelle qui seront abordées dans le cadre de l'application dans la branche de l'accord interprofessionnel sur la formation professionnelle.
Pour terminer cette réunion, nous eûmes juste le temps d'aborder la question des retraites. Tout reste bloqué en raison de l'absence de réponse concrète des pouvoirs publics concernant les normes à retenir en matière de provisionnement du paiement des compléments bancaires.
Pourtant, il apparaît que si les banques choisissaient la formule institution de gestion de retraite supplémentaire (IGRS), au lieu de l'institution de prévoyance, (IP) -choix imposé par la loi Fillon sur les retraites dans son article 116-, le provisionnement se ferait selon des normes dites économiques et non assurantielles.
A la suite de notre insistance, l'AFB a accepté de tenir une réunion d'urgence dès qu'elle aurait la réponse espérée.
A notre initiative, une discussion s'est engagée sur l'application de l'article 16 de la loi sur les retraites à propos de la mise à la retraite à 60 ans, qui demeure possible en cas d'accord de branche.
Si un tel accord intervenait, ce qui suppose une contrepartie en termes d'emplois, cela permettrait de maintenir la défiscalisation de l'indemnité de fin de carrière.
D'une manière assez peu compréhensible, les autres syndicats ont déclaré ne pas vouloir aborder cette question. Sur notre insistance, l'AFB va poursuivre sa réflexion et nous communiquera sa position, sans doute avant la fin de l'année.
Le 24 novembre, les points qui restent à l'ordre du jour concerneront les nouvelles technologies de l'information et de la communication, le stress, le harcèlement moral et les agressions physiques et morales plus quelques questions diverses.
Il n'est déjà pas facile de faire vivre la branche dans la conjoncture actuelle où le gouvernement et le Medef veulent transférer l'essentiel de la négociation collective dans l'entreprise.
La délégation patronale ne facilite évidemment pas les choses. Mais que dire de certains dont la ligne de conduite politique dans ce domaine s'apparente au coup de pied de l'âne sans même avoir l'espoir d'obtenir du son.
Pierre GENDRE
DECLARATION COMMUNE
DES CINQ FEDERATIONS
La Commission Nationale Paritaire du 20 octobre a été d'une pauvreté affligeante. La négociation salariale a porté essentiellement sur le niveau des salaires minima professionnels, négociation prévue dans le cadre de l'article 41-2 de la convention collective.
L'AFB a refusé de manière délibérée, pour la 4ème année consécutive, d'engager des négociations sur les salaires réels prévues à l'article 42-3 de la convention collective.
Cette attitude est contraire à l'application des textes légaux et conventionnels et aux intentions, qui ont prévalu, pour les signataires de la convention collective du 10 janvier 2000.
Cette position de blocage de l'AFB ne répond pas aux préoccupations des salariés de la profession qui exigent :
Ce sont les demandes exprimées par les signataires de la pétition que les 5 fédérations -FO, CFDT, CFTC, CGT et SNB- ont recueillies. Les excellents résultats des banques, annoncés par les spécialistes et les directions des établissements bancaires, le haut niveau de ROE dégagé par les entreprises et les augmentations que s'accordent leurs dirigeants doivent conduire à répondre favorablement à ces revendications.
La balle est dans le camp de l'AFB.