Paris, le 21 février 2004

Autres Points :
GRÈVE DES BANQUES DANS LES DÉPARTEMENTS DES ANTILLES ET DE LA GUYANE
RÉCAPITULATIF DES MESURES SALARIALES ANNUELLES DANS LE SECTEUR DU CRÉDIT


INDICES DES PRIX, POUVOIR D’ACHAT
ET CONSOMMATION

La polémique qui oppose actuellement les centres "Leclerc" à l’INSEE concernant l’évolution du pouvoir d’achat des ménages, présente, au-delà de l’opération publicitaire, un intérêt certain car elle permet de relancer la réflexion sur une question qui était enterrée depuis plusieurs années : celle de la pertinence des indices de l’INSEE pour mesurer la hausse du coût de la vie et son impact sur le pouvoir d’achat.

Le groupe "Leclerc", qui n’est pas connu spécialement pour rémunérer correctement ses propres salariés, ni pour respecter le droit syndical, a demandé à un institut, le Bureau d’Information et de Prévisions Economiques (BIPE), une étude basée sur les données de l’INSEE, qui démontre que le pouvoir d’achat effectif des consommateurs aurait baissé de 1,1 % en 2003 et n’aurait progressé que de 1 % en moyenne annuelle de 1990 à 2002. Pour l’INSEE, le pouvoir d’achat des ménages, pour ces mêmes périodes, aurait progressé de 1,2 % en 2003 et de 1,9 % en moyenne annuelle de 1990 à 2002. Où est la vérité ?

D’abord, on notera que la notion n’est pas la même : l’INSEE parle de pouvoir d’achat des ménages tandis que le BIPE fait référence au pouvoir d’achat effectif des consommateurs. Le BIPE indique que cette approche est davantage microéconomique que macroéconomique. Il part du principe que l’augmentation du nombre de ménages (critère retenu par l’INSEE) n’impacte pas le pouvoir d’achat des ménages individuels. L’INSEE reconnaît aussi cette différence. La mesure de l’INSEE serait donc globale, tandis que l’approche du BIPE est individuelle.

Mais la nouveauté principale dans l’approche du BIPE réside dans "la prise en compte des dépenses incompressibles ou contraintes des ménages telles que les loyers et les charges associées, les assurances et transports publics au même titre que l’INSEE déduit les impôts du revenu brut pour calculer le revenu disponible puis le pouvoir d’achat". Ainsi, le BIPE définit le concept de "revenu libéré", comme étant le même que l’INSEE, moins les dépenses contraintes. C’est ce "revenu libéré" comparé à l’indicateur pertinent de prix (sans les dépenses incompressibles ou contraintes) correspondant à ce revenu qui permet de déterminer l’évolution du pouvoir d’achat effectif du consommateur. C’est ce dernier qui a baissé de 1,1 % en 2003 selon le BIPE.

Dans cette controverse tout le monde dit une partie de la vérité. Il n’en demeure pas moins que la mesure de l’évolution du pouvoir d’achat par l’INSEE reste critiquable. Comme le relève le BIPE, l’indice INSEE "ne prend pas en compte les différences entre consommateurs qui n’ont pas le même profil de dépenses" et "élude l’aspect important de l’âge des consommateurs et de la structure des ménages".

L’indice des prix de l’INSEE a augmenté de 2,2 % en 2003. Hors tabac, la hausse n’est que de 1,6 %. Il s’agit là de l’indice général. A côté de celui-ci, l’INSEE publie l’indice particulier concernant le ménage urbain (ouvrier ou employé). Pour cet indice, la hausse des prix est plus importante : 2,4 % et 1,7 % hors tabac. L’indice des prix harmonisé pour les comparaisons européennes se situe à 2,4 %. Or, le seul indice retenu pour mesurer l’évolution du pouvoir d’achat est l’indice hors tabac : 1,6 %. Il s’agit là d’une approche très arbitraire puisque seuls les non fumeurs seraient concernés par cet indicateur.

Or, en 2003, le tabac a augmenté de 30,2 %. Le choix de cet indice comme référence principale pour mesurer l’inflation revient à vouloir délibérément la minorer pour peser sur les négociations salariales et limiter le relèvement des minima sociaux. En outre, le seul élément qui permet de différencier le comportement des consommateurs est éliminé d’office ! Or, le comportement des consommateurs est évidemment très lié au revenu disponible et à la structure des ménages. Il est clair que l’augmentation automatique des dépenses incompressibles et contraintes pèse plus fortement sur les bas salaires. Il est hélas évident que la France est un pays de bas salaires avec un salaire médian qui se situe autour de 1.300 €. On notera au passage que plus de 3.500.000 personnes se trouvent sous le seuil de pauvreté monétaire si le seuil est fixé à 50 % du revenu médian (579 € par mois en 2000 pour une personne) et plus de 7 millions si le seuil retenu est égal à 60 % du revenu médian. Un travailleur à mi-temps peu qualifié est donc en dessous du seuil de pauvreté monétaire s’il ne dispose pas d’autres revenus. Comment s’étonner que le CERC vienne de publier une étude démontrant qu’il y a dans ce pays 1 ou 2 millions d’enfants pauvres selon que l’on se réfère au seuil de pauvreté monétaire utilisé par la statistique publique française ou au seuil correspondant aux mesures habituelles en Europe, plus élevé seulement de 20 %.

Pour les ménages concernés par les bas salaires, et encore plus pour ceux qui se situent en dessous du seuil de pauvreté monétaire, l’augmentation du coût des dépenses incompressibles, telle qu’elle est relevée par l’INSEE en 2003, reste bien supérieure à la hausse des salaires et des minima sociaux qui prend pour référence l’indice des prix à la consommation hors tabac (1,6 %). Exemples : loyers 2,8 %, eau 2,8 %, gaz 2,7 %, entretien et réparation de véhicules personnels 4,4 %, transport 2,8 %, assurances 3 %, etc.

De ce fait, si la part des dépenses incompressibles augmente dans le budget de ces ménages, la part de celles qui ne le sont pas va nécessairement diminuer, notamment dans les postes alimentation, loisirs, culture et santé. L'alimentation est évidemment particulièrement importante car pour les bas revenus, l’accès aux loisirs et la culture, au-delà de décervelage télévisuel, demeure hélas très relatif. Pour la santé, tant qu’il y a l’assurance maladie, les frais de santé restent globalement couverts, surtout si les mutuelles interviennent en complément. On soulignera à cet égard que le poste assurance santé augmente de 4,3 % en 2003 ! Qu’en sera-t-il si le gouvernement impose une réforme de l’assurance maladie qui réduit substantiellement le rôle de la Sécurité sociale, en invitant les assurés à se tourner vers les mutuelles et les compagnies d’assurances ?

Concernant l’alimentation, il est intéressant de noter que ce poste progresse de 2,4 %, soit 0,8 % de plus que l’indice global hors tabac. Or, si cette dépense n’est pas incompressible, elle n’en est pas moins obligatoire. En 2003, on observe notamment les augmentations suivantes : fruits 4,9 %, légumes 4,4 %, café, thé et cacao 4,2 %. Ce sont des produits de consommation courante dont l’impact relatif sur le budget disponible est évidemment très fort pour les bas revenus. On se demande, dans ces conditions, quelle portée peut avoir auprès des bas revenus, les campagnes en faveur de la consommation des fruits et légumes ! Faudra-t-il ensuite s’étonner de constater le progrès de certaines carences alimentaires et de certaines maladies sans parler de l’obésité parce que le niveau du revenu réellement consommable détermine un certain type d’habitudes alimentaires liées à leur coût plus ou moins élevé ?

Avec l’avènement de l’euro, les insuffisances de l’indice INSEE se sont avérées criantes. Il faut dire que la grande distribution (les Leclerc aussi) comme le commerce de proximité se sont efforcés de brouiller les pistes en changeant les emballages, en modifiant les contenus et en arrondissant exagérément certains prix au prétexte de la complexité supposée de l’utilisation des pièces de
1 et 2 centimes d’euro. Quand la distribution innove, ce n’est pas pour que le consommateur dépense moins, mais plus ! Et pour que les profits s’envolent ! Le débat actuel aura au moins eu le mérite de pousser l’INSEE à publier un nouvel indice en avril qui tiendrait compte de ces innovations.

La démarche très publicitaire de Michel-Edouard Leclerc vise à obtenir l’abrogation de la loi Galland qui interdit notamment la vente à perte. On sait que la grande distribution sait brader certains produits, les produits dits d’appel, dès lors que le consommateur en achète beaucoup d’autres. Ce n’est donc pas par philanthropie que Leclerc organise cette campagne. S’il trouve que le pouvoir d’achat baisse et le déplore, qu’il commence par augmenter les salaires de son personnel et serve ainsi d’exemple aux employeurs de ce pays.

Pierre GENDRE

 

 


 

GRÈVE DES BANQUES DANS LES DÉPARTEMENTS
DES ANTILLES ET DE LA GUYANE

 

La grève engagée depuis le 22 décembre 2003 se poursuit. La mission du facilitateur désigné par le Ministre des Affaires sociales a échoué à cause de l'intransigeance de l'AFB.

Fait nouveau : le Tribunal de Grande Instance de Guadeloupe, à la demande la CGT-G locale (syndicat associé à la CGT), a annulé la dénonciation de la convention collective propre à ce département pour vice de forme. L'AFB devrait faire appel en référé.

Notre Confédération a écrit au Ministre du travail pour lui demander d'engager d'urgence le processus de médiation prévu par le Code du travail.

Les cinq fédérations ont écrit à leur tour au Ministre FILLON, pour lui présenter la même demande. Vous trouverez ci-dessous le texte de la lettre adressée au Ministre.

 

FO - CFDT - CFTC - CGT - SNB/CGC
FEDERATIONS DE LA BANQUE

 

Monsieur François FILLON
Ministre des Affaires sociales,
du travail et de la solidarité
127 RUE DE GRENELLE
75700 PARIS

Paris, le 17 février 2004

 

Monsieur le Ministre,

Depuis le 22 décembre 2003, les salariés des banques des départements des Antilles et de Guyane sont en grève.

Ce conflit résulte de la dénonciation par l'Association Française des Banques des conventions collectives locales qui ont cessé de produire leurs effets le 31 décembre 2003.

L'AFB fait preuve dans cette affaire d'une très grande intransigeance en refusant de faire les concessions qui permettraient de mettre un terme au conflit malgré les efforts déployés par Monsieur Bernard MAURIN, "facilitateur" désigné par vos soins.

Afin de permettre une solution raisonnable du conflit, l'AFB doit impérativement répondre aux deux questions qui font l'objet d'un blocage : les acquis sociaux et le traitement des jours de grève.

Au point où les choses en sont arrivées, nous avons l'honneur de vous demander de désigner un médiateur selon la procédure prévue par les article 524-1 et suivants du Code du travail, Livre V, chapitre IV afin d'engager rapidement le processus de négociation.

Il va de soi, à nos yeux, que cette médiation doit s'effectuer entre les représentants de l'Association Française des Banques et les syndicats locaux actuellement engagés dans le conflit.

Compte tenu de la dureté de celui-ci et l'impasse dans laquelle l'AFB le maintient avec son refus de reprendre les négociations avec l'intersyndicale, nous vous demandons de prendre une mesure d'urgence justifiée par une situation devenue difficile à maîtriser.

Recevez, Monsieur le Ministre, l'assurance de notre considération la meilleure.

 

Pierre GENDRE

Pour les cinq Fédérations

 

 

FO A ÉCRIT AUX CHAMBRES PATRONALES

 

La Fédération a adressé à l'AFB et à l'ASF, un courrier concernant notamment, l'ouverture de négociations portant sur l'adaptation de l'accord interprofessionnel du 20 septembre 2003 sur la formation professionnelle tout au long de la vie.

En outre, elle a rappelé à l'AFB ses engagements sur plusieurs points. Vous trouverez le texte de la lettre adressée par la Fédération à l'AFB ci-après.

 

Paris, le 12 février 2004

SECTION FEDERALE DU CREDIT
LE SECRETAIRE

 

Monsieur Olivier ROBERT de MASSY
Président de la Commission Paritaire AFB
18, rue La Fayette
75009 PARIS

 

PG/JK – 17/2004

 

Monsieur le Président,

Nous avons l'honneur de vous rappeler la demande de notre Fédération concernant l'application à la profession des dispositions de l'article 16 de la loi sur les retraites.

Nous vous avons demandé l'ouverture d'une négociation de branche sur ce sujet et nous souhaitons une réponse positive de votre part, accompagnée d'un calendrier afin de pouvoir éviter la fiscalisation de l'indemnité de départ à la retraite des salariés ayant atteint l'âge de 60 ans avec 40 anuitées de cotisation et de négocier les contreparties prévues en termes d'emploi et de formation aux mises à la retraite à 60 ans, à la demande des salariés remplissant les conditions requises.

Par ailleurs, nous avons bien noté la réunion fixée le 26 mars pour aborder les questions relatives à l'observatoire des métiers et au contrat de professionnalisation.

Toutefois, cette approche nous paraît limitée s'agissant de l'application dans notre branche de l'accord interprofessionnel sur la formation tout au long de la vie et des recommandations des consultants sur les conséquences des nouvelles technologies de la formation et de la communication.

A cet égard, nous vous rappelons que vous aviez également pris l'engagement de réunir un groupe de réflexion concernant les nouvelles qualifications avant la fin du premier semestre de l'année en cours.

Concernant l'application dans la branche de l'accord interprofessionnel sur la formation tout au long de la vie, il nous semble qu'une réunion paritaire spécifique devrait être organisée afin d'identifier en commun tous les points qui méritent une négociation au-delà des contrats de professionnalisation et de l'observatoire des métiers.

Nous vous rappelons, enfin, l'engagement que vous aviez pris lors de la signature de l'accord salarial portant sur les salaires minima, d'examiner la question de la rémunération des jeunes en contrat d'alternance dans le cadre de la négociation de branche sur la formation professionnelle et de faire le bilan sur la GSI avant la fin du premier semestre.

Recevez, Monsieur le Président, l'assurance de notre considération distinguée.

Pierre GENDRE

 


 

RÉCAPITULATIF DES MESURES SALARIALES ANNUELLES
DANS LE SECTEUR DU CRÉDIT

 

Ces accords d'entreprise couvrent approximativement 62 % des effectifs des banques AFB (140 000 salariés).

Pour les Banques Populaires, les négociations auront lieu en mai ou juin.

Avec les autres réseaux, y compris les deux sociétés financières, c'est 200 000 salariés sur les 423 000 que compte le secteur du Crédit qui sont concernés par ces accords reproduits ci-après.

Banques

Date de
signature

Organisations syndicales signataires

Contenu

Date d'entrée en vigueur

Accord de branche AFB

20.03.03

FO

Augmentation des salaires minima de 4 % pour le minimum A, 3 % pour les minima B à K

01/01/04

 

BNP Paribas

 

01/02/04

 

FO – CFTC – CFDT - SNB

- mesure pérenne de 0,90 % avec un plancher de 250 euros et un plafond de 810 euros,
- prime de 15 % d'une mensualité.
Les salariés en contrat de qualification bénéficient de la prime de 15 % (mais ne percevront pas la mesure pérenne de 0,90 %).

 

01/01/2004

 

 

 

 

 

 

SOCIETE GENERALE

 

 

 

 

 

 

13/02/04

 

 

 

 

 

 

FO – CGT – CFDT - CFTC

- Pour tous les salariés ayant une rémunération < 40 000 € par an
- Enfin, pour une fois, une mesure pérenne non plus en pourcentage mais en euros, ce qui contribue à réduire les inégalités de salaires : 350 €
Celle-ci serait versée à partir de la paie d'avril 2004 avec un effet rétroactif au 1er janvier 2004.
- Une prime de 150 €, non prévue initialement serait versée avec la paie de février 2004.
- Pour les salariés touchant une rémunération > 40 000 € par an, une prime de 17 % d'une mensualité brute plafonnée à 1 000 €.
- Tout salarié sous contrat d'alternance au 1er janvier 2004 toucherait une prime de 100 € (initialement prévue à 70 €)
- Les salariés ayant moins de 18 mois d'ancienneté, dans un premier temps exclus de l'accord, bénéficieraient de l'augmentation pérenne avec un minimum de 50 € bruts annuel (ex. : 15 mois d'ancienneté = 15/18ème de 350 €).
- Pour les salariés de niveau B, un bilan serait présenté sur l'examen individuel de leur situation dès septembre prochain.
- La Garantie Salariale Individuelle (G.S.I), serait calculée sur les minima SG et non plus sur les minima Convention Collective AFB (inférieure).
- Proposition d'avenant à l'accord social du 07/07/2000 :
jours de carence : la non prise en compte n'est plus prorogée d'une seule année mais de trois ans.

 

 

 

 

 

01/01/04

 

 

 

 

CREDIT LYONNAIS

 

 

 

 

 

Mesure unilatérale

Prime :

  • 500 euros (11 743 salariés concernés) pour les rémunérations inférieures à 25 000 euros par an
  • 300 euros (10 836 salariés concernés) pour les salariés dont le salaire est compris entre 25 000 et 35 000 euros par an.
- La prime s'applique donc aux deux tiers du personnel, en gros jusqu'au niveau H inclus.
- A la demande unique de FO, la garantie salariale individuelle (GSI) s'appliquera dorénavant de façon glissante chaque année.
- La direction fait un geste ! Elle attribue un million d'euros à répartir (à la tête du client) entre les salariés qui gagnent moins de 25 000 euros.
- L'enveloppe consacrée à la rémunération à la performance augmente.

 

 

 

 

01/01/2004

Groupe CIC

31/12/03

FO

2 % sur les salaires réels nets du personnel

01/01/2004

 

 

 

 

 

CREDIT DU NORD

 

 

 

 

 

18/02/04

 

 

 

 

 

SNB

  • 1 % d’augmentation au 1er février assortie d’un plancher de 300 euros,
  • 0,5 % d’augmentation au 1er septembre.
- La masse globale des primes de performance individuelle versée en mars s’élève 12 500 000 € bruts.
Masse d’augmentations individuelles des rémunérations contractuelles se décomposant en deux enveloppes :
  • enveloppe générale de 3 100 000 euros,
  • enveloppe particulière de 400 000 euros destinée à l’accompagnement des évolutions de métier dans le cadre du projet " agences ".
- Attribution aux collaborateurs sous contrat de formation en alternance d’une prime de 150 euros proratisée selon le temps de travail.
- Une mesure spécifique aux cadres femmes salariées depuis au moins cinq ans et consistant lors de l’examen de leur performance 2003 à privilégier une augmentation de la rémunération contractuelle annuelle en alternative ou en complément de la prime individuelle à la performance.
- Un examen de la rémunération contractuelle de tous les salariés de niveaux A à H inclus âgés de 52 ans et plus au 1er janvier 2004 dont la situation contractuelle n’aurait pas été révisée à titre individuel depuis le 1er janvier 2000 mais qui auraient perçu une prime individuelle à la performance durant cette période.
- Application d’une augmentation des minima des niveaux les plus favorables entre ceux du CDN et ceux de la Convention Collective.

 

 

 

 

 

01/01/04

 

BANQUE RHONE ALPES

 

 

 

SNB

  • Augmentation de la rémunération contractuelle annuelle,
  • Attribution d'une prime d'un montant égal à 13 % d'une mensualité au prorota du temps de présence et au moins égale à 250 euros bruts pour un temps plein,
  • Enveloppe de prime à la performance fixée à 420 000€,
  • Enveloppe de révision de la rémunération contractuelle annuelle fixée à 350 000 euros.

 

01/01/04

 

CAISSES D'EPARGNE

11/12/03

FO

Mesure unilatérale

une nouvelle grille de salaires minima conventionnelle

Recommandations :
La Caisse Nationale recommande aux entreprises du Groupe de revaloriser les salaires de base de + 0,7 %.

01/01/04

01/01/04

GROUPE C M C E E

18/12/03

FO/SNB/CFT/SACM

Augmentation de la valeur du point de 2 %

01/01/04

 

 

 

CCF

 

 

 

19/12/03

 

 

 

FO

- 1,5 % jusqu'à 31 500 euros : cette mesure touche 48 % du personnel ;
- prime de 400 euros pour les salaires inférieurs ou égaux à 100 000 euros par an : salariés non concernés 200 ;
- femmes en retour de congés de maternité, hommes en retour de congés de paternité : attribution d'une prime de
1 000 euros en moyenne ;
- salaire minimum à l'embauche au CCF porté à 16 000€ ;
- suppression du niveau A ;
- révision et mise à niveau des salaires pour les techniciens n'ayant pas eu d'augmentation de plus de 240 euros depuis deux ans. Pour les années 2003/2004, la totalité des techniciens aura été augmentée.
Les mesures proposées dans le cadre de l'accord salarial atteignent un coût de5 300 000 euros à rapprocher des augmentations individuelles au mérite, qui représentent 4.500.000 €

 

 

 

01/01/04

 

 

 

 

 

 

 

BANQUE COURTOIS

 

 

 

 

 

 

 

27/01/04

 

 

 

 

 

 

 

SNB

Augmentation générale
Attribution aux salariés bancaires inscrits à l'effectif de l'Entreprise au 1er mars 2004 au titre d'un CDD ou d'un CDI et présents à cette date depuis au moins trois mois, d'une augmentation de 1,3 % de leur Rémunération Contractuelle Annuelle (RCA) brute base temps plein, prenant effet au 1er mars 2004, et comportant un minimum d'augmentation fixé à 300 euros bruts base temps plein.
Primes
L'enveloppe consacrée aux primes de performance est en augmentation par rapport à celle versée au cours de l'année 2003 pour atteindre 510 000 € euros bruts.
Augmentation individuelle
L'enveloppe consacrée aux augmentations individuelles, est en augmentation par rapport à celle versée au cours de l'année 2003 pour atteindre 320 000 € bruts.
Mesures spécifiques
La direction générale de la Banque Courtois examinera attentivement les situations suivantes :
- Pour les salariés dont la rémunération contractuelle annuelle est inférieure à 21 663 € et qui totalisent au moins deux ans d'ancienneté en 2004 ;
50 % des hommes et 50 % des femmes de cette population seront concernés par une révision de situation avec un montant minimum d'augmentation salariale de 600 € bruts.
- les collaborateurs dont la rémunération contractuelle annuelle n'aurait pas été revue depuis plus de 4 ans ;
33 % des hommes et 33 % des femmes de cette population seront concernés par une révision de situation avec un montant minimum d'augmentation salariale de 600 € bruts.
- les collaborateurs de retour de congé maternité ;
50 % de cette population bénéficiera d'une révision de situation dans un délai de 6 mois après leur reprise d'activité, avec un montant minimum de 600 € bruts.
- les collaborateurs de retour de CLD après une absence de 2 ans ;
50 % de cette population bénéficiera d'une prime dans les 6 mois qui suivent leur reprise d'activité, avec un montant minimum de 1 000 € bruts.
- les ASC qui évolueraient sur le métier de Conseiller Commercial ;
50 % de ces collaborateurs seront concernés par une révision de situation, avec un montant minimum d'augmentation salariale de 750 € bruts.

 

 

 

 

 

 

 

01/03/04

 

CREDIT AGRICOLE INDOSUEZ

 

 

  • une prime de 500 euros pour les salaires bruts inférieurs à 25 000 euros par an,
  • une prime de 400 euros pour les salaires entre 25 000 et 30 000 euros par an,
  • une prime de 300 euros pour les salaires entre 30 000 et 35 000 euros par an sur le salaire de mars,
  • un complément de primes de 250 euros au 1er juillet pour les salaires inférieurs à 30 000 euros par an,
  • P.E.E. : taux d'abondement à 150 %.

 

 

C C S O

 

 

FO

augmentation des minima salariaux : + 3 % pour le niveau A et + 2 % pour tous les autres niveaux,

  • augmentation générale de 1 % pour les salaires inférieurs à 25 000 euros/an,
  • prime de 500 euros pour les salariés ayant eu une augmentation inférieure à 5 % sur 5 ans,
Ces mesures concernent 54 % du personnel de la banque.

 

 

 

COFINOGA

 

 

28/01/04

 

 

FO - CFTC - SYNDICAT AUTONOME

1) Augmentation générale
34 € pour tous les coefficients

2) Augmentations individuelles

  • 1,30% pour les coefficients 150 à 195
  • 1,60% pour les coefficients 210 et 225
  • 1,90% pour les coefficients 275 et 295
  • 2,00% pour les coefficients 310 et 340
  • 2,30% pour les coefficients 300, 360 et 400
  • 2,50% pour les coefficients 450 et 550
  • 2,60% pour les coefficients 625
  • 2,70% pour les coefficients 700

Prime exceptionnelle : 100 € pour tous

01/04/04

 

01/03/04

 

 

 

fin février

 

CREDIT MUTUEL DE LAVAL

 

 

 

Décision unilatérale

1,7 % d'augmentation de la valeur du point au 01/02/2004,

  • Ticket restaurant passe de 6,30 à 6,60 euros (50/50),
  • Baisse ticket d'admission au restaurant d'entreprise qui passe de 1,68 à 1,58 euro.

 

01/02/04

CREDIT MARITIME

 

 

1,2 % :
+ 0,7 %
+ 0,5 %


01/01/04
01/07/04

DIAC

 

SNB – CFDT

0,5 %

01/01/04

 

BARCLAYS

 

 

Décision unilatérale

0 % d'augmentation générale mais prime de :

  • 450 euros pour les salaires inférieurs à 22 500 euros annuels,
  • 200 euros de 22 500 à 25 000 euros.
Enveloppe de 1,50 % de la masse salariale consacrée à des augmentations individuelles.

 

01/01/04

 

01/03/04

 

BANQUE NUGER

 

 

 

FO

1,30 % masse salariale :
  • une mesure pérenne de 376 € par an uniforme pour tous.
  • 1,20 % de la masse salariale consacrée aux mesures individuelles.
en globalité 2,50 % de la masse salariale

 

 

01/01/04

 

 

BANQUE DE FRANCE

 

 

16/01/04

 

 

FO – CFTC - SIC

+ 1 %,

+ 1.25 M d'euros de mesures complémentaires : augmentation de l'abondement du plan d'épargne (642 €) à partir de 2004, allocation versée aux retraités (351 €) à partir de 2003, valeur faciale du titre restaurant portée à 7 euros à partir du 1er mars 2004, allocation versée en juillet aux agents de surveillance est portée à 62.5 % d'un mois à partir de 2003.

01/07/03

 

2003/2004