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Paris, le 18 décembre 2004 |
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DES NEGOCIATIONS SALARIALES DIFFICILES
La première réunion de branche sur la négociation salariale annuelle obligatoire aura lieu le 7 janvier 2005. Trois mois de retard, en raison de la procédure engagée avant l’été par l’ancienne direction de la fédération CFDT de la banque qui contestait le contenu des informations remises par l’AFB aux organisations syndicales lors de la négociation de fin octobre 2003.
Cette procédure ayant échoué, comme on pouvait s’y attendre, la nouvelle administration de la fédération CFDT de la banque a précisé qu’elle ne ferait pas appel du jugement rendu par le TGI de Paris en date du 7 décembre.
Nous avons déjà fait connaître nos revendications salariales de branche par une lettre adressée à l’AFB en date du 2 novembre 2004. Celles-ci, portent sur une majoration pérenne des salaires réels, une augmentation de 5 % de tous les salaires minima de la convention collective, la GSI glissante chaque année, la suppression du niveau A, l’augmentation de la prime de transport, la réévaluation des primes de diplômes, et la réévaluation de l’indemnité de cessation d’activité.
Les négociations salariales dans les entreprises n’ont pas attendu les négociations de branche, ce qui est fondamentalement regrettable. Elles se déroulent actuellement dans plusieurs établissements et, force est de constater que ce sont les établissements qui font les meilleurs résultats qui se montrent les plus radins.
C’est dans ce contexte que l’Insee vient de publier l’indice provisoire de novembre 2004 qui reste stable globalement avec 0 %. Toutefois, l’indice hors tabac, qui sert de référence pour les négociations et la fixation des minima sociaux, augmente de 0,1%. En moyenne annuelle il se situe à 1,9 % (contre 2% avec tabac).
La plupart des accords salariaux pour 2004, ou des mesures unilatérales sont inférieurs à l’évolution de cet indice.
Les prévisions pour 2005 sont équivalentes à la hausse du coût de la vie hors tabac telle qu’elle finira par être constatée en 2004.
Pour l’instant aucune des mesures annoncées dans les entreprises ne compensent cette hausse prévisible du coût de la vie pour 2005. Généralement, les propositions salariales sont mêmes inférieures à celles de l’an passé, malgré l’amélioration des résultats des banques.
Par contre, la part des augmentations individuelles, au mérite, à la performance, aux résultats, à la tête du client augmente fortement, le pompon pour l’instant revenant à la Société Générale : alors que le coût de la prime se monte à 12 millions d’euros, la Société Générale entend consacrer 45 millions d’euros aux parts variables et 32,5 millions d’euros aux augmentations individuelles.
En l’absence de rapport de force, cette situation n’est pas étonnante mais devient réellement préoccupante.
Culturellement, si l’on peut dire, un nombre croissant de salariés admet le principe de l’individualisation des augmentations de salaire et rechigne à envisager une action en faveur de mesures collectives. C’est un rude défi à relever pour les organisations syndicales.
Pierre GENDRE
NEGOCIATIONS SALARIALES
COFIDIS (SOCIETE FINANCIERE)
ACCORDS FO - CFDT - CFTC - SNB
Les non cadres
Les cadres
Astreintes
Les primes d’astreintes seront revalorisées de l’inflation constatée pour 2004 (Indice hors tabac).
Avril 2005 : Les sommes versées, au titre de l’intéressement en Avril 2005, dans le PEE (Plan Epargne Entreprise) VALSUIS, seront abondées de 33 %. Le maximum d’abondement est fixé à 3000 €.
Pas d’abondement si vous versez votre intéressement sur Interexpansion, et sur les versements volontaires sur VALSUIS.
SOCIETE GENERALE
La deuxième réunion de négociation s’est tenue le 13 Décembre. Pour expliquer ses brillantes propositions, la direction rappelle l’augmentation du pétrole, les incertitudes économiques pour l’année 2005, etc, etc et explique que les salariés attendent des mesures VISIBLES.
Prime en Janvier 2005 :
Mesures pérennes en Décembre 2005
Exemple :
Autre mesure " visible "
Une augmentation des salaires minima de 4 % qui concernerait 1000 salariés : les jeunes sous contrat de formation en alternance. A noter : ces jeunes bénéficieraient que d’une prime proratée puisque, pour la plupart, ils ont moins de 18 mois d’ancienneté. Voilà qui est motivant !!!
Est-il nécessaire de préciser que F.O. ne signera pas de telles mesures.
Quelques chiffres pour mémoires :
CREDIT LYONNAIS
Au cours de cette 3ème réunion la direction a clos la négociation sur ces ultimes propositions (les modifications sont en gras).
Mesures générales :
Pour les techniciens : augmentation pérenne de 1 % pour les B et C, de 0,8 % pour les D et E, de 0,7 % pour les F et G avec un minimum de 200 € annuels + une prime de 250 € pour tous.
Autres mesures :
CREDIT COMMERCIAL DU SUD OUEST
Négociations salariales – Exercice 2005
Suite à la réunion du 2 Décembre dernier, la direction a décidé de faire une dernière proposition de mesures générales afin de clôturer la négociation 2004 par un accord salarial.
Il s’agirait de faire 2 types de mesures semi générales :
La première correspondrait à une majoration de la rémunération annuelle de base pour les salaires inférieurs ou égaux à 28 K€ de 1 %.
Avec en exclusion :
La deuxième mesure consisterait en un réajustement des salaires de base par majoration de 1,5 % pour les salariés ayant eu une augmentation de leur salaire de base annuel inférieur à 5 % sur les 5 dernières années (référence 01/01/2004 – 31/12/2004).
Avec en exclusion :
Les salariés qui répondraient, à la fois, aux critères de la mesure générale 1 et de la mesure générale 2 bénéficieraient de la plus favorable des deux.
En terme de statistiques :
On a pour la mesure générale 1 : 102 personnes susceptibles d’être impactées
Pour la mesure générale 2 : 102 personnes susceptibles d’être concernées
Soit au minimum 56,98 % de la population du CCSO (hors classe exclue) qui bénéficierait d’une majoration de son salaire annuel de base avec au minimum plus 1 %.
Aucune Signature.
Groupe CMCEE/CIC
Première négociation salariale commune :
Proposition de la direction 1,7 % au 1er janvier 2005.
Refus de toutes les organisations syndicales.
Application d’une mesure unilatérale de la direction :
1 % au 1er Janvier 2005
0,5 % au 1er Juillet 2005
DIVERS AFB
RETRAITES
La réunion du 14 décembre n’a pas permis de déboucher sur un nouveau projet d’accord, la délégation patronale n’étant pas prête à le présenter. De nouveaux tableaux statistiques ont été examinés.
La prochaine réunion aura lieu le 17 Janvier 2005.
FORMATION
La réunion du 14 décembre 2004 sur la formation a été consacrée à la présentation d’un programme de travail pour la mise en place de l’observatoire des métiers, à la fixation d’un calendrier de réunion jusqu’à la fin juin 2005 et à une nouvelle discussion sur le DIF (Droit Individuel à la Formation), alors que la délégation patronale n’avait rien à dire de nouveau sur le sujet.
FO a rappelé que le DIF ne devrait s’appliquer que pour la formation d'acquisition de compétences, que la durée du DIF devait être allongée, que celui-ci devait être transférable au sein de la profession dans son ensemble.
Le calendrier des réunions est le suivant : 28 janvier – 25 février - 31 mars – 25 avril – 27 mai – 13 juin – et 29 juin.