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Paris, le 12 mars 2005 |
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8 MARS : COMMÉMORER OU AGIR ?
Combien faudra-t-il de 8 mars pour enfin réaliser l’égalité tant souhaitée entre les hommes et les femmes dans la vie professionnelle, la vie politique, dans la vie tout court ?
Combien faudra-t-il de lois et de textes divers pour que l’égalité professionnelle cesse d’être un sujet de préoccupation ?
Tous les ans, c’est la même chose, mais les progrès sont lents.
Les voix de la régression ne renoncent pas à se faire entendre à travers le développement des communautarismes et à vanter les attributs de la domination masculine, voire du retour à l’esclavage.
Les luttes sociales, heureusement, sont aussi de puissants facteurs d’évolution. Au-delà des leurres comme la parité ou les discriminations dites positives, elles mettent en avant le principe fondamental de l’égalité. Egalité des chances, égalité devant la loi, et évidemment : à travail égal, salaire égal.
Dans nos secteurs, l’égalité professionnelle n’existe pas. Pour une même fonction les salaires des femmes sont généralement inférieurs à ceux de leurs collègues masculins.
Dans la population des cadres les différences peuvent atteindre jusqu’à 25 %. Il y a bien sûr des hommes qui gagnent moins que leurs collègues féminins pour un travail de même nature. Mais c’est beaucoup moins fréquent.
La journée internationale de la femme ne devrait pas être un alibi pour se donner bonne conscience. Elle ne devrait pas rester plantée dans le calendrier comme symbole que l’on révère une fois par an. Pourtant il en est ainsi de presque toutes les commémorations. Elles n’engagent que ceux qui y attachent de l’importance.
Dans la réalité, pour faire bouger la société : "c’est tous les jours qu’il faut lutter !"
Pierre GENDRE
COMPTE-RENDU DU CONSEIL
DE PERFECTIONNEMENT DU CFPB DU 1er MARS 2005
Un rappel : le Conseil de Perfectionnement rassemble le Conseil d’Administration du CFPB et des représentants des principaux utilisateurs de moins en moins "extérieurs" : Crédit Mutuel, IFCAM (organisme de formation du Crédit Agricole) et Caisses d’Epargne.
Son objet : il définit le contenu et les modalités d’enseignement des diplômes professionnels du Secteur Bancaire.
Un constat : les organisations syndicales sont - à l’exception de FO - absentes de ces réunions, ce qui démontre qu’au-delà des déclarations, la Formation n’est pas la priorité de leurs centres d’intérêts.
1) - POINT SUR L’ITB
Une bonne nouvelle : Le CNAM, l’AFB et le CFPB ont signé un protocole pérennisant la validation du diplôme de l’ITB.
L’incertitude qui pesait sur la validation a entraîné une baisse de 8 % des effectifs inscrits. L’orientation des plans de formation en raison de la pyramide des âges a également joué son rôle dans cette baisse.
Le nouveau programme de l’ITB, établi avec le CNAM, a accentué le poids des Mathématiques Financières (4 jours au lieu d’un) ainsi que celui de l’Economie Bancaire et Financière.
Dans chaque matière, il a été désigné un professeur référent qui doit :
Afin d’éviter les distorsions dans les notations, ces dernières sont désormais décentralisées.
Le dossier de l’ITB sera présenté par le CNAM à la Commission du Répertoire National de Certification Professionnelle.
Cette dernière doit d’ici 2007 certifier (ou non) selon des critères européens les quelque
18 000 diplômes professionnels existant actuellement en France. A défaut, le diplôme n’aura aucune valeur.
2) - OFFRE DIPLOMANTE DU CFPB
Les diplômes du CFPB peuvent s’obtenir soit par la formation en alternance pour les jeunes embauchés, soit par la formation continue pour les salariés en place.
L’offre est adaptée aux différents marchés :
3) - POINT SUR LE BTS BANQUE
Créé en juillet 2001, le BTS Banque entame sa 4ème année d’existence. Il est destiné aux collaborateurs travaillant ou devant travailler dans la Banque de détail (Particuliers et Professionnels) ainsi qu’aux futurs étudiants de l’ITB pour l’option "Marché des professionnels".
Les étudiants possédant déjà un BTS du Secteur Tertiaire sont dispensés de certains modules du BTS Banque dans le cadre de la formation en alternance.
Le nombre des étudiants au BTS en formation continue est passé de 852 en 2001/2002 à 2.312 en 2004/2005.
Actuellement, les effectifs s’élèvent à 858 juniors en première année de BTS Banque, 577 en seconde année et 56 en BTS un an (déjà titulaires d’un BTS du Tertiaire).
Les résultats aux examens sont satisfaisants :
Les 2000 formateurs banquiers sont à 80 % des commerciaux. Dotés de séquentiels d’animation structurés, ils forment des "juniors" et non des étudiants.
Denis CHATELET
ELECTIONS
Des élections professionnelles se sont déroulées récemment à COFIDIS et au vu des résultats, notre organisation a fortement progressé avec plus de 10 points par rapport au scrutin précédent. FO disposera désormais de 2 élus DP titulaires, 6 élus DP suppléants, 1 élu CE titulaire, 1 élu CE suppléant.
Bravo à toute l’équipe dynamique de FO COFIDIS.
Une autre info concernant COFIDIS : l’intéressement représenterait 11,40 % du salaire annuel brut.
CREDIT LYONNAIS: LE FLOP DE THIBAULT !
Ou le show froid du secrétaire confédéral CGT
Sur le trottoir entre 12 et 13 h ce lundi…
L’affiche était alléchante : un leader syndical de poids venait à la rencontre des salariés du Crédit Lyonnais pour annoncer "un évènement important" : la création d’une nouvelle fédération syndicale née de la fusion de la CGT et de syndicats issus de la Fédération CFDT aujourd’hui organisés dans le SPB – Syndicat du Personnel Bancaire, un sigle percutant !
Malgré ce soutien de poids, le résultat fut affligeant : pas plus d’une trentaine de militants présents, dont pour environ 60 % d’entre eux, des permanents fraîchement débarqués de la CFDT. De quoi se demander si l’on n’était pas à un meeting CFDT auquel était invité M. Thibault…
Nous pouvons – à la réflexion - légitimement nous poser une question : M. Thibault était-il là pour enterrer la CGT et ses anciens militants ? Etait-il là pour mettre en place une nouvelle Fédération "Banques et assurances" dirigée par des ex CFDTistes plus prompts à l’accompagner dans ses réformes internes ??? Le doute est permis.
Plus grave : qu’en pensent les "vrais" militants CGT du Lyonnais et de la profession à qui on annonce la disparition de tous les fondements de leurs instances, de leur image même, leur identité ?
Sûrement beaucoup de bien puisqu’ils ont brillé par leur absence à l’invitation formulée par leur Secrétaire Confédéral (un des rares présents à ne pas être affublé d’un autocollant SPB !)
Pour ce qui est du coup de main à ses militants en vue des élections CE et DP au CL, les résultats nous diront – le 16 mars - s’il a porté ses fruits, mais si ceux-ci sont à la hauteur de l’auditoire présent ce jour (30 personnes pour un Secrétaire Confédéral), ça risque d’être un peu juste !
Une dernière question pour finir : chahuté en interne par une partie de ses militants, M. Thibault - comme les fédéraux et DSN CFDT - se chercherait-il une terre d’accueil ?
Apparemment, que ce soit au niveau de l’Europe ou d’une nouvelle Fédération,
Quand il s’agit de Constitution, Thibault = fiasco !