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Paris, le 11 juin 2005 |
UN CONGRES CONSENSUEL ET BATTANT !!!
Le congrès de notre Fédération des Employés et Cadres vient de se dérouler à Pau du 30 mai au 03 juin dans une ambiance particulièrement chaleureuse que nous devons à nos camarades de la région qui se sont dépensés sans compter, afin de nous permettre de travailler durant une semaine dans les meilleures conditions.
Encore une fois : Merci et Bravo à toute l’équipe locale de militants tous secteurs confondus et tout particulièrement à ceux du secteur du Crédit. Près de 1100 participants dont 1070 délégués s’y sont retrouvés dont près de 200 militants du Crédit, ce qui représente une excellente participation pour un congrès, voire même plus que les Conférences Nationales Professionnelles du passé.
Ce congrès intervenait dans un climat tout particulier à la suite du résultat du vote du référendum sur le traité constitutionnel qui a vu une large majorité de nos concitoyens le rejeter. L’essentiel des débats du congrès a porté sur les conséquences extrêmement négatives pour les salariés des politiques libérales éculées des différents gouvernements passés et de leurs absences de résultats bénéfiques pour l’économie française.
Les militants ont débattu de la nécessité à rester mobilisés et à se battre pour faire entendre nos revendications, y compris par le recours à la grève interprofessionnelle avec la Confédération. La résolution générale du congrès a été entérinée à l’unanimité.
Un congrès est un moment fort du débat et de la démocratie interne à notre syndicat et il organise notamment le renouvellement de nos instances. Celui-ci revêtait à cet égard un caractère tout particulier car un certain nombre de responsables de sections professionnelles ont passé la main, et particulièrement notre camarade et ami Pierre GENDRE dont le militantisme et les compétences ont été salués longuement par les militants présents du Crédit.
Notre Conférence Nationale Professionnelle s’est, quand à elle, déroulée dans une forte ambiance militante et chaleureuse. De nombreux camarades sont intervenus à la suite de la présentation de l’ultime rapport d’activité de Pierre GENDRE pour critiquer les dérives de la politique gouvernementale, mais aussi pour exiger une nette amélioration de la politique salariale dans la profession au travers d’augmentations générales pérennes des salaires réels.
La résolution de notre Section a été adoptée à l’unanimité et vous en trouverez ci-joint la première partie. La seconde ainsi que la liste des membres élus de nos instances seront publiées dans le prochain JEC, édition du Crédit.
Ce mercredi voyait le nouveau Premier Ministre présenter son discours de politique générale, et, il faut bien l’avouer les craintes exprimées, notamment, par notre Secrétaire Général Jean Claude MAILLY s’avèrent justifiées. En effet, il semble que ce gouvernement de fin de règne ait choisi la voie du jusqu’au-boutisme libéral en faisant passer en force et sans débat au Parlement, grâce aux ordonnances, des mesures qu’il sait impopulaires.
Malgré nos mises en garde, le gouvernement va s’attaquer au code du travail ajoutant ainsi de l’instabilité et de la précarité pour les salariés des petites entreprises au travers du contrat nouvelle embauche qui consiste en fait à instaurer une période d’essai de deux ans !
Autre mesure qui va aggraver les déficits sociaux et fragiliser le salariat : les baisses de charges patronales. Seule petite lueur positive, l’arrêt de la baisse des impôts qui pour F.O. a toujours été une hérésie si l’on veut pouvoir continuer à dégager des marges de manœuvre.
Toutefois, cette petite lueur est vite éteinte par l’affirmation renouvelée du respect des engagements européens, c'est-à-dire les fameux critères du pacte de stabilité.
Tout cela s’apparente à la même politique mais en pire en y ajoutant une pincée d’atteinte à la démocratie au travers du recours aux ordonnances.
Est-ce que cela répond aux attentes des Français exprimées déjà à plusieurs reprises dans les urnes et particulièrement le 29 mai ? Nous pensons que non car il ne répond pas au profond malaise social du pays.
Serge LEGAGNOA