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Paris, le 10 décembre 2005 |
Autres Points : |
LA PINGRERIE
* BANCAIRE ENTRE*
pingrerie : " avarice sordide, mesquinerie " selon le Petit LarousseNous évoquions dans notre précédent édito, l’absence de réelle justification à la remontée du taux de la Banque Centrale Européenne, en raison de la faiblesse de l’inflation et surtout du risque que cela faisait peser sur la reprise timide de l’économie européenne.
L’indice mensuel européen de confiance économique ne remet pas en cause la réalité de la reprise mais en fait ressortir la fragilité. Ainsi, la remontée du taux de la BCE risque de compromettre cette reprise prévue à 1,9% en 2006.
La croissance de la zone euro s’est établie à 0,6% au 3ème trimestre, après 0,4 au 2ème. Sur un an, l’inflation de la zone euro ralentit en novembre à 2,4%, après un pic à 2,6% en septembre et 2,5% en octobre.
Les indices de confiance des consommateurs et des entrepreneurs se sont affichés en légère baisse en novembre.
Tous ces éléments auraient dû inciter la BCE à plus de prudence et de nombreux économistes ainsi que de nombreux responsables politiques se sont élevés contre ce mauvais coup porté à la reprise économique.
Toujours au plan européen, la directive sur le temps de travail est à l’ordre du jour du conseil des ministres de l’emploi de l’union européenne de ce 8 décembre. C’est l’occasion pour nous de rappeler notre opposition à la clause de "l’opt out" qui permet aujourd’hui à des pays de se soustraire à la durée maximale de travail hebdomadaire de 48h à l’instar de la Grande Bretagne. Supprimer cette clause ne signifie en aucun cas devoir accepter la proposition patronale d’annualiser le temps de travail, ce qui revient à dépasser là aussi la durée hebdomadaire de 48h.
En France, la négociation du moment concerne l’actuelle convention d’assurance chômage qui expire dans un mois.
Les difficultés importantes dans cette négociation portent sur les aspects financiers, car le régime affiche un déficit de 14 milliards d’euros. Est-il encore nécessaire de rappeler ici le coût exorbitant des aides apportées aux entreprises sans réelles contreparties, le coût du PARE et les montants faramineux versés à des organismes privés devant placer des chômeurs en lieu et place des services de l’ANPE ?
Cette négociation est à la limite du blocage entre un patronat qui n’accepte d’examiner que les efforts imputables aux salariés et aux chômeurs, et des organisations syndicales qui souhaitent un effort financier de la part des patrons et surtout une plus grande taxation des contrats précaires.
En ce qui concerne notre profession bancaire, nous venons de recevoir ce 6 décembre au soir les ultimes propositions salariales de la part de l’AFB.
Hélas, comme nous le présagions, l’AFB se refuse, une fois de plus, à faire jouer l’art ; 42-3 de la Convention Collective permettant une augmentation générale des salaires réels. Ses ultimes propositions soumises à notre avis pour le 13 décembre consistent en une augmentation des minima : + 5,3% pour le niveau A portant le salaire à l’embauche à
16 000 euros, +4,5% à 5 ans d’ancienneté, et +4% à 10 ans. Pour le niveau B : +4% à l’embauche, +3,5% à 5 ans d’ancienneté et + 3% à 10 ans d’ancienneté. Niveau C : +2,8% à l’embauche et + 2% à 5 ans d’ancienneté. Pour les autres niveaux et quelle que soit l’ancienneté : +2%.
Le critère de calcul de la Garantie Salariale Individuelle passe de 3% à 4% pour l’année 2006.
Notre organisation consulte ses instances avant toute décision sur ces propositions qui auront des conséquences au niveau des entreprises. A cet égard, vous trouverez en page 2 un tableau récapitulant les propositions salariales des principaux réseaux en cours de négociation.
Certes, ces propositions sont un peu plus importantes que l’année dernière, mais sans commune mesure avec la situation financière prolifique des banques françaises. Mais elles correspondent à l’absence de rapport de force dans la profession bancaire.
Serge LEGAGNOA
NEGOCIATIONS SALARIALES EN COURS
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ETABLISSEMENT |
Demande complémentaire |
PROPOSITIONS DES DIRECTIONS |
PROCHAINES REUNIONS |
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MESURE GENERALE |
PRIME |
AUTRES |
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BNPP |
1% |
450 € Villepin |
- |
8 et 16 Décembre |
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SG |
Ouverture négociation sur la classification des métiers des PSC, CRCM et DEC. |
1% au 1er Janvier 2006 (plancher 250 €-plafond 500 €) 0,5% au 1er Septembre (plancher 125 €-plafond 250 €) |
300 € Villepin |
A l’étude 1°) - Indemnité forfaitaire de transport : + 20% 2°) - Prise en charge de 50% des abonnements transport des grandes villes |
19 Décembre |
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LCL |
Mesure générale 2% |
1,6 % au 1er Janvier (plancher 400 €) pour les techniciens |
Cadres : 400 € si RBA inférieure à 35.000 € |
Tickets restaurant : +0,20 € à 6,60 € Augmentation de la prime pour enfant handicapé Revalorisation prime travaux de 17 à 25 € |
12 Décembre |
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CREDIT DU NORD |
1,5% au 1er Janvier (plancher 380 €) 0,6% au |
- |
Engagement d’examen des situations des cadres Engagement d’examen des situations des + de 50 ans de A à H inclus. |
Négociation terminée |
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AFB INCIVILITES
1er décembre 2005 : Première et dernière réunion ! ? ! ?
Le colloque qui s’est tenu à l’AFB le 5 décembre 2003 a permis à l’époque de survoler "les agressions et incivilités de la clientèle à l’encontre du personnel" qui font partie intégrante à notre avis d’un volet plus important qu’est la "violence au travail" et qui est défini de la façon suivante par le comité économique européen : "tout incident au cours duquel des personnes sont victimes de comportements abusifs, de menaces ou d’attaques dans des circonstances liées à leur travail et qui implique un risque explicite ou implicite pour leur sécurité, leur bien-être et leur santé".
Le 1er décembre 2005, se tenait la première réunion sur les incivilités, dans le cadre d’un groupe technique demandé par les organisations syndicales dans le cadre de la renégociation de l’accord sécurité.
Veto immédiat de la présidente de la commission d’engager le débat sur la violence au travail, qui inclut bien évidemment un sujet délicat : les incivilités de la hiérarchie !
FO avait demandé à l’AFB pour cette réunion un support écrit, s’inspirant des premiers travaux engagés sur le sujet (ex : LCL).
Réponse : nous ne vous donnerons aucun support !
FO a également souhaité en début de séance, connaître la forme que prendront les réflexions de la commission sur le sujet (accord, annexe à l’accord sécurité…).
Réponse : ce n’est pas de la compétence de la sous-commission, mais de la commission nationale paritaire.
Nous avons demandé également de lister les cas d’incivilités par importance et fréquence.
La présidente nous a indiqué qu’à leur avis, il y avait 3 cas distincts : verbales, comportementales, physiques et que ces 3 cas ont été classifiés au regard du code pénal.
FO a donc demandé quelles seront les procédures judiciaires qui seront à disposition du salarié agressé et de la banque.
Réponse : cela n’est pas du ressort de la sous-commission.
Après beaucoup d’insistance, nous avons obtenu oralement que l’on nous liste les agressions ou incivilités qui rentrent dans les 3 cas communiqués. La délégation patronale s’est fait un plaisir de nous communiquer au regard de chaque incivilité ou agression les références au code pénal avec les amendes et emprisonnement prévus.
Dans ce cadre, FO indique qu’il serait logique d’annexer tout ce qui est "agressions" à l’accord sécurité, traitant des agressions à "mains armées" et de ne traiter que des incivilités proprement dit lors de notre séance de travail : refus !
Après que la délégation patronale nous ait indiqué qu’il n’y aurait pas d’autre réunion de travail sur le sujet, (alors même que nous avions déjà arrêté des dates ?) en se retranchant derrière le courrier de toutes les organisations syndicales à
Monsieur Tanguy du Chené du 10/11/2005. Selon elle, l’inscription de ce point a été demandée par ce courrier, alors qu’il était simplement demandé par les organisations syndicales de les évoquer.
En conclusion, un ressenti général de la commission de "mépris", car le sujet a été bâclé ! L’AFB avait besoin de réunir au moins une fois la commission de travail sur ce sujet, avant de l’évoquer en nationale paritaire le 16 décembre prochain.
C’est chose faite ! A suivre…
Christian BACOU
COMMUNIQUE DE PRESSE
FO - DEUTSCHE BANK
Paris, le 2 décembre 2005
LICENCIEMENTS A LA DEUTSCHE BANK
ALORS QU’IL Y A UN BENEFICE RECORD DE 4 MILLIARDS D’EUROS POUR 2004 !
DEUTSCHE BANK PARIS fait partie d’une multinationale allemande qui compte aujourd’hui
63 000 salariés et a engagé en 2001 un certain nombre d’opérations de fusions acquisitions– telle l’absorption puis la disparition de la Banque Worms sur le territoire français – le tout s’accompagnant d’année en année de "Plans de Sauvegardes de l’Emploi" afin d’assainir, selon les dirigeants de la banque, les secteurs considérés comme non rentables.
C’est ainsi que de 1 200 personnes en 2001, la Deutsche Bank France est passée à
328 salariés à ce jour. Un plan de licenciements est encore en cours visant la suppression de 37 postes et d’ores et déjà il a été annoncé qu’un autre plan était en préparation pour 2006. La Direction a clairement exprimé que certaines activités dites de "supports" seront délocalisées au Bangalore et à Manille. La Direction pousse le cynisme jusqu'à demander de former les futurs salariés indiens par ceux à qui ils "prennent" le travail !
But avoué de ces coupes sombres : "conserver au groupe sa capacité compétitive et évolutive". Or, la succursale Parisienne travaille comme "un prestataire de service" pour le compte de celles de Londres, New-York, Francfort, etc. En majeure partie, la seule justification c'est toujours plus de rentabilité au détriment des salariés, alors que ces derniers ont largement contribué à l'établissement des profits records du Groupe.
DEUTSCHE BANK PARIS est quand même le troisième opérateur à la Bourse de Paris grâce à un Personnel compétent à tous niveaux et reconnu de tous.
L’expert mandaté par le Comité d’Entreprise n’a pas eu communication des résultats par ligne métier – en transverse – ce qui donnerait une vision plus juste de cette organisation matricielle et montrerait l’inexistence de ce déficit supposé de DB France. Dans un contexte où en Février dernier – il est important de le rappeler -, les projections de suppression de 6 400 postes étaient annoncées alors que parallèlement les résultats 2004 qui venaient de paraître, faisaient ressortir un bénéfice record de 4 milliards d'euros.
Compte tenu de ces éléments, nous demandons au Président du Groupe, DEUTSCHE BANK,
M. Josef Ackermann, conformément à ses déclarations au quotidien "Die Welt, à Francfort et rapportées le 18 octobre dernier par l'organe de presse "l'AGEFI : "L'époque des restructurations et des suppressions d'emplois est terminée" puisque "les efforts produits commencent à porter leurs fruits", d'annuler tous les plans de licenciements.