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Paris, le 9 juillet 2005 |
Autres Points : |
L’AUTOMNE SERA CHAUD !!!
Ce début de semaine a été marqué par l’élection de Laurence Parisot à la tête du MEDEF en remplacement du Baron Ernest Antoine Seillière. Ses premiers mots ont été dans le droit fil de son prédécesseur : réforme du code du travail, reformatage de l’Etat, remise à plat de la fiscalité des entreprises. Seule la forme change car Laurence Parisot veut faire aimer les entreprises.
Pour que les entreprises se sentent aimées des Français et par conséquent des salariés, il faut que ces derniers soient respectés dans leurs droits. Et ce n’est pas en s’attaquant au code du travail et donc à leurs droits individuels et collectifs que les salariés se sentiront respectés. Laissons lui donc aussi cent jours avant tout jugement définitif et espérons qu’elle aura la volonté et les moyens de redonner du sens au dialogue social dans ce pays.
En tout état de cause et face aux divers projets gouvernementaux que nous avons eu l’occasion de détailler dans nos précédents écrits, notre Confédération a entamé, avec l’aide de nos structures départementales, un processus d’information et de mobilisation au travers de grands meetings régionaux. Nous vous donnons donc rendez-vous à la rentrée pour la suite : l’automne sera chaud !
Côté banques, voici maintenant quelques semaines que les quotidiens économiques se remettent à noircir du papier sur l’éventuelle fusion amicale entre BNPPARIBAS et la SOCIETE GENERALE. Plus que l’approche de l’été propice au manque de sujets, ce sont les récentes restructurations bancaires en Europe qui relancent le débat franco-français sur l’avenir d’un grand groupe financier. Mariage de raison ou risque de se faire " manger ", tel paraît être l’enjeu hexagonal. Ceci étant, est-il nécessaire de rappeler une fois de plus ici les conséquences sociales de telles fusions et du faible taux de réussite de ces mêmes fusions.
L’actualité bancaire de ces derniers jours est marquée par le rapport de la Commission bancaire qui pointe le relâchement dans les conditions d’octroi des prêts immobiliers qui pourrait avoir des conséquences négatives pour les banques mais aussi pour les ménages sur le plan du surendettement. Cette situation n’est pas en fait une surprise quand l’on constate que l’octroi des prêts immobiliers est devenu un enjeu concurrentiel important avec donc pour conséquence, les dérives soulignées dans le rapport.
Sur le thème de la prise de risque malheureuse, le groupe CIC vient de se distinguer au travers d’une perte de plus de 500 millions d’euros qui amène nos représentants à s’interroger sur la viabilité d’une stratégie développée par une structure aussi légère, alors que pour les mêmes opérations les autres grands réseaux disposent d’équipes comprenant plus de 1000 spécialistes. La grenouille n’a-t-elle pas voulu se faire plus grosse que le bœuf ?
Le pire dans cette affaire, c’est que ce sont les salariés du réseau CIC qui vont en faire les frais lors des négociations salariales (y’a plus de sous leur dira-t-on !) et ils devront " marner " beaucoup plus pour rattraper ces centaines de millions perdus par quelques responsables.
Une séance plénière du Comité Consultatif du Secteur Financier s’est tenue ce 1er juillet en présence de Thierry Breton Ministre de l’économie et des finances, au cours de laquelle les banques ont pris l’engagement de mettre en place d’ici le 1er octobre des moyens de paiements alternatifs pour les personnes ne disposant pas de chéquier pour un prix compris dans une fourchette de 2,90 à 4 euros par mois. Outre que ces tarifs sont toujours trop importants pour des personnes en difficulté financière, cela ne concerne pas tous les exclus du système bancaire pour lesquels un autre pas doit être fait.
L’actualité sociale de notre profession est quant à elle marquée par la dernière ligne droite de la négociation d’un accord professionnel sur la formation. Une ultime réunion de la Commission Nationale Paritaire aura lieu ce vendredi 08 juillet au cours de laquelle chaque organisation donnera sa position officielle sur le texte. Elle sera suivie d’une séance de signature pour autant qu’une majorité de syndicats accepte d’avaliser ce texte. Nous y reviendrons donc en détail dans le prochain JEC.
Deux discussions sont ouvertes, l’une sur les métiers repères et l’autre sur la sécurité des points de vente de la profession (comptes-rendus ci-joints). Sur la sécurité la négociation d’un nouvel accord va s’ouvrir le 19 septembre afin de remplacer le texte existant venant à échéance fin novembre.
Il faut noter que l’AFB a accepté d’ouvrir un groupe de travail paritaire sur les "incivilités" de la clientèle à la suite de nos demandes et après que de grands réseaux se soient penchés sur ce que chacun convient d’appeler " un réel problème ".
Enfin, l’actuel Président de la Commission Nationale Paritaire et également directeur général adjoint de l’AFB, Olivier Robert de Massy quitte ses fonctions pour prendre la direction générale du CFPB ainsi que la formation pour le compte de l’AFB. Il sera remplacé par l’actuel DRH du Groupe des Banques Populaires, Tanguy du Chéné, qui conserve ce poste au sein des BP.
Cela représente un changement notoire puisque depuis maintenant bien longtemps ce sera à nouveau un opérationnel en lien direct avec une entreprise bancaire qui assumera ces fonctions sociales importantes pour la Branche.
Est-ce que cela est un signe de modification stratégique des relations sociales dans la profession ? Probablement. Y adjoindre un adjectif positif ou négatif est prématuré. Attendons les futures négociations sur la sécurité, les métiers repères et surtout sur les salaires pour apporter un jugement quelconque.
Nous en reparlerons dans cent jours !
Serge LEGAGNOA
REUNION DU GROUPE TECHNIQUE PARITAIRE
SECURITE DU 30 JUIN 2005
Cette réunion du groupe technique sécurité examinait en premier point, comme de coutume à pareille époque, les statistiques annuelles des vols à main armée pour l’année 2004.
Une fois de plus, le nombre d’agressions dans le réseau AFB est en nette diminution, ce qui est une excellente chose évidemment. Les autres réseaux sont dans la même situation à part le Crédit Agricole qui connaît une augmentation des hold-up.
Toutefois, nous assistons à une augmentation de la durée des braquages et les points de vente dont l’effectif est supérieur à 4 personnes en sont plus victimes que par le passé. L’effectif n’est plus un frein à l’agression. En corollaire, les agressions sont le fait de malfaiteurs plus souvent en équipe que les années précédentes.
FO a souligné que la baisse pérenne des agressions est sans aucun doute due aux nouveaux dispositifs de sécurité permis par l’application de l’accord sécurité signé en 2002.
Mais, nous restons très inquiets quant aux violences subies par les salariés et la clientèle lors des agressions et qui engendrent des séquelles importantes pour les victimes. Violences qui sont en nette augmentation comparativement à la baisse du nombre des attaques des agences bancaires.
FO a redemandé à ce que la commission obtienne les chiffres européens qui sont en la possession des employeurs, car il serait intéressant de comparer la France avec le reste de l’Europe, afin d’en tirer les enseignements et les éventuelles expériences positives. L’AFB s’engage à fournir à la commission ces statistiques.
FO a relevé qu’il y avait encore des braquages dans des agences sans caisse et a demandé où en est la mise en place de la signalétique claire et commune à toutes les banques AFB concernant, notamment, les agences sans caisse. L’AFB rappelle que c’est en cours mais qu’il est difficile de trouver un logo commun à l’ensemble des réseaux. Il faut rappeler que l’AFB y "travaille" depuis 2003 !!!
Le deuxième point de l’ordre du jour concernait la renégociation de l’accord sécurité AFB signé par notre seule organisation en 2002.
Nous sommes intervenus pour rappeler la portée positive du texte de 2002 au vu de la baisse significative des agressions. Nous avons également rappelé que nous étions demandeurs de discussions sur la sécurité tous réseaux confondus au sein de la FBF puisque la politique mise en place par un réseau peut avoir des conséquences sur les autres. Il y a donc nécessité à se coordonner, d’autant que l’examen le comparatif entre l’ensemble des réseaux montre des disparités.
Nous avons aussi souligné que l’accord de 1975 établi sous l’égide du Ministère de l’Intérieur de l’époque datait maintenant de 30 ans et qu’il était indispensable de mener la même réflexion avec tous les acteurs de la sécurité : banquiers, ministère, et convoyeurs de fonds.
Sur l’accord lui-même, nous avons rappelé qu’il était novateur puisqu’à notre demande il a intégré les différentes formes de points de vente existants en y adaptant les moyens adéquats. Il nous faut regarder son impact réel et peut-être le faire évoluer sur certains aspects. Insistant sur le fait que nous avions tous une lourde responsabilité en matière d’articulation de la sécurité dans notre profession, nous avons souligné qu’il était irresponsable pour certains réseaux, par exemple, de ne voir la sécurité que sous l’angle du coût et donc de l’appréhender comme variable d’ajustements de ces mêmes coûts.
Faisant référence aux difficultés que nous avons connues à l’occasion de l’application du droit d’opposition majoritaire, nous avons appelé chacun au sens des responsabilités afin de pouvoir aboutir à un nouvel accord sécurité qui s’appliquera à l’ensemble de la profession et qui pourra servir d’exemple aux autres réseaux. Nous pensons déjà à l’arrivée de la Banque Postale.
Enfin et plus concrètement, nous avons insisté pour que cette renégociation prenne en compte de façon plus importante la situation des plus petits points de vente à effectif réduit.
Pour terminer, nous avons rappelé la nécessité d’une déclinaison "honnête" de l’esprit et de la lettre d’un accord professionnel à destination précisément d’un grand réseau (la Société Générale) qui avait tenté d’argumenter à l’époque sur le fait que l’accord de 2002 lui permettait d’ouvrir des agences à 1 personne, alors qu’il s’agissait pour cette banque d’une volonté commerciale de le faire. Ce n’est pas un accord sécurité qui gère le réseau en lieu et place de la direction concernée !
A la suite de cette longue intervention de FO, les 4 autres organisations sont intervenues pour s’y associer et sans remettre du tout en cause l’accord, en se contentant de demander quelques aménagements.
Ensuite une discussion s’est engagée sur la durée de l’accord, l’AFB voulant un accord illimité avec clause de revoyure ce que toutes les organisations syndicales ont refusé. Un délai de 3 ou 4 ans a été évoqué dans la discussion.
FO a posé la question de la suite à donner à la réunion du 5 Décembre 2003 sur les incivilités en rappelant qu’elles sont en augmentation dans les entreprises. L’AFB, insistant sur l’importance du problème et sur les travaux menés depuis dans différents réseaux, propose un groupe de travail différent du groupe sécurité ; ce qu’accepte l’ensemble des 5 organisations.
Cependant l’AFB voulait d’abord reconduire l’accord sécurité en l’état pour un an ou 18 mois au plus, afin de travailler sur les incivilités durant ce temps. Proposition qui a été rejetée par les 5 organisations syndicales qui sont prêtes à mener les deux discussions de front.
En conséquence, une première réunion de négociation d’un nouvel accord sécurité aura lieu le 19 septembre. Nous attendons la date pour le groupe paritaire sur les incivilités.
Marie-France ALLAUME - Serge LEGAGNOA
METIERS REPERES & CLASSIFICATION
4 JUILLET 2005
La deuxième réunion sur les métiers repères s’est tenue le 4 Juillet et a permis d’entrer dans le vif du sujet après une première réunion en Mai sans intérêt aucun, avec une délégation patronale sans mandat.
Préalablement à cette réunion, une nouvelle liste des métiers repères avait été adressée aux organisations syndicales de même qu’un tableau des classifications correspondantes. Le débat du jour devait permettre de rebalayer cette liste des différents métiers remaniée par l’AFB avant de voir à les repositionner éventuellement sur la grille de classifications à l’occasion d’une réunion ultérieure.
En introduction, nous avons tenu à rappeler qu’il conviendrait (dans un deuxième temps) de procéder à la suppression des 2 premiers niveaux de classification A et B, sachant que la CFTC et la CGT n’étaient pour leur part, demandeurs que pour le niveau A.
Nous avons donc balayé les 23 catégories de métiers ainsi que les emplois types regroupés dans chacun de ces métiers repères (cf. liste ci-jointe). La Direction les a présentés un à un en précisant les modifications apportées
1. Pas de changement. A notre demande, il est ajouté "chargé de recouvrement".
2. La Direction a supprimé 3 métiers dont la terminologie même n’existe plus : guichetier, guichetierpayeur et guichetier vendeur.
3. 2 modifications : le conseiller clientèle privée est remplacé par conseil en patrimoine et le conseiller commercial de télé-accueil en téléconseiller (par opposition au télévendeur, téléopérateur, chargé de télé accueil). Une discussion s’est engagée sur la notion de conseiller polyvalent (capable de remplacer tout conseiller particulier, professionnel… pas exclusivement sur son marché). La délégation patronale y réfléchira.
4 & 5. Pas de modification. Question : le terme de clientèle commerciale est-il encore réellement d’actualité ?
6. Pas de problème. Catégorie bien identifiable et bien identifiée. Ajout de "conseiller clientèle privée".
7. On a enlevé "d’un" point de vente au profit de responsable point de vente sachant qu’il peut y avoir plusieurs unités sous la responsabilité d’un même Directeur.
8. Responsable d’unité (on a supprimé "ou de service") et on a ajouté la notion d’expert. Cette catégorie comprend par exemple les RAS (responsables accueil service). Pour les 7 et 8, on rajoute un "s" à point de vente et unité.
9. Il a été ajouté "économiste bancaire". Il est demandé de remplacer "octroi" par engagements ou risques.
10. Concepteur remplace "chargé de conception".
11 & 12. Pas de modifications.
13. Deux nouveaux métiers ont été ajoutés : responsable de maîtrise d’ouvrage et responsable de maîtrise d’œuvre. Un a été supprimé : analyste programmeur développeur.
14. (RAS). Ajout de Technicien informatique, gestionnaire d’application informatique homologateur, web master…
15. Ajout de "chargé de contentieux". Après échanges sur la fonction de déontologue, il est apparu opportun d’identifier ce métier dans le chapitre 15 en l’ajoutant dans le titre en tant que métier spécifique.
16. Après discussion, il est décidé de supprimer "gestionnaire" RH dans le titre au profit de "Ressources Humaines" seul.
17. Il n’est pas "interdit" de parler plus de 2 langues, il est donc demandé de ne pas limiter à secrétaire "bilingue"…
18. Le terme manager a été supprimé. Celui "d’animateur commercial et marketing" ajouté.
19. (Pas de modifications). Suppression de "adjoint responsable contrôle de gestion".
20. Le titre est transformé en "comptabilité".
21. De même, le chapitre est intitulé "communication".
22. Pas de modifications.
23. Il convient d’ajouter un certain nombre de métiers non bancaires non répertoriés : bancassurance, métiers sociaux, médecins, etc. pour lesquels il est demandé qu’ils soient clairement énumérés.
La Direction va donc revoir et nous fera parvenir la liste avec les réaménagements qu’elle accepte. Elle nous demande de lui faire parvenir nos propositions de repositionnement de la classification par rapport à cette grille révisée en vue de la réunion suivante fixée au Lundi 3 Octobre à 14H30.
Isabelle BLANQUET-LEROY - Annie LEFEVRE
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SYNTHESE METIERS REPERES |
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Métiers repères |
Classification |
Total |
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A |
B |
C |
D |
E |
F |
G |
H |
I |
J |
K |
|||||||||
|
Technicien administratif des opérations bancaires |
Grille Convention Collective |
909 |
212 |
57 |
17 |
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0,3% |
3,8% |
17,1% |
27,3% |
20,8% |
14,6% |
11,9% |
3,0% |
0,7% |
0,2% |
0,0% |
100% |
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Chargé d'accueil et services à la clientèle |
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0,2% |
11,1% |
35,5% |
25,8% |
12,4% |
7,7% |
5,6% |
1,1% |
0,1% |
0,0% |
0,0% |
100% |
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Chargé de clientèle particuliers |
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1,7% |
15,3% |
27,9% |
23,1% |
14,5% |
11,1% |
4,4% |
1,5% |
0,1% |
0,0% |
100% |
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Chargé de clientèle professionnels |
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0,1% |
1,5% |
3,4% |
9,6% |
15,8% |
33,1% |
29,8% |
4,5% |
1,0% |
0,5% |
100% |
||||||||
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Chargé de clientèle entreprises |
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0,0% |
0,3% |
1,1% |
2,3% |
4,0% |
10,2% |
32,3% |
30,2% |
13,4% |
5,7% |
100% |
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Conseiller en patrimoine |
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0,0% |
0,5% |
3,8% |
12,6% |
24,4% |
35,8% |
15,1% |
5,6% |
1,7% |
100% |
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Responsable d'un point de vente |
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0,0% |
0,3% |
1,3% |
7,6% |
21,9% |
32,0% |
19,9% |
11,1% |
5,4% |
100% |
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Responsable d'unité ou de service traitant les opérations bancaires |
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0,0% |
0,0% |
0,6% |
2,5% |
6,5% |
23,6% |
27,6% |
22,6% |
10,3% |
5,7% |
100% |
||||||||
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Analyste risques |
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0,6% |
1,0% |
3,5% |
7,7% |
10,5% |
17,5% |
27,3% |
15,7% |
9,8% |
6,0% |
100% |
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Chargé de conception, montage, conseil en produits financiers |
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0,1% |
0,2% |
0,8% |
28,6% |
32,8% |
23,6% |
13,6% |
100% |
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Inspecteur, auditeur |
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0,1% |
0,4% |
1,4% |
2,7% |
7,2% |
14,3% |
27,3% |
24,3% |
15,2% |
6,7% |
100% |
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Opérateur de marché |
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0,1% |
0,3% |
2,5% |
5,3% |
30,5% |
29,6% |
21,1% |
10,2% |
100% |
||||||||
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Responsable de projet informatique et organisationnel |
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0,0% |
0,0% |
0,1% |
0,2% |
0,8% |
3,6% |
26,3% |
39,8% |
20,4% |
8,3% |
100% |
||||||||
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Analyste, développeur informatique |
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0,2% |
1,3% |
3,4% |
4,0% |
6,5% |
16,9% |
48,4% |
15,6% |
2,6% |
0,7% |
100% |
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Juriste, fiscaliste |
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0,1% |
0,2% |
0,8% |
2,6% |
4,6% |
27,2% |
30,4% |
19,5% |
14,2% |
100% |
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Gestionnaire ressources humaines |
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0,0% |
0,8% |
2,5% |
4,4% |
5,9% |
14,3% |
19,8% |
18,8% |
19,5% |
13,5% |
100% |
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Assistant technique, secrétaire |
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0,0% |
2,2% |
8,4% |
18,1% |
21,6% |
19,8% |
20,9% |
7,0% |
1,3% |
0,1% |
0,0% |
100% |
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Spécialiste du marketing |
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0,0% |
0,6% |
2,2% |
3,1% |
6,5% |
8,1% |
27,7% |
28,8% |
15,6% |
6,9% |
100% |
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Contrôleur de gestion |
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0,0% |
0,4% |
0,8% |
1,3% |
4,5% |
8,8% |
31,1% |
24,8% |
16,8% |
10,8% |
100% |
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Comptable |
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0,6% |
4,3% |
10,4% |
10,7% |
13,4% |
17,5% |
20,2% |
12,2% |
6,7% |
3,4% |
100% |
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Formateur |
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0,4% |
1,0% |
5,2% |
7,9% |
13,2% |
29,8% |
26,1% |
11,6% |
4,3% |
100% |
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Chargé de communication |
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0,7% |
1,0% |
2,8% |
6,7% |
6,1% |
11,2% |
27,8% |
23,3% |
13,2% |
6,6% |
100% |
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Technicien d'entretien et de maintenance |
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0,3% |
15,2% |
23,2% |
21,0% |
12,0% |
9,1% |
8,4% |
6,0% |
2,5% |
1,5% |
0,3% |
100% |
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GESTION DES RESSOURCES HUMAINES
GROUPE CIC
500 millions d’Euros
(soit 3,28 Milliards de Francs)
Le salaire annuel de 42.000 smicards ou 2 années de bénéfices de l’ensemble du réseau national du Groupe CIC ou le résultat, à perpétuité, du réseau du CIC Paris
28 juin 2005
Lors de la présentation des comptes 2004 à la presse, au printemps 2005, le Président Lucas avait annoncé une perte de 150 M€ sur les produits structurés de la salle des marchés de Paris.
Il s’était empressé d’ajouter, peut-être pour couper court à toute question des journalistes, "à ce jour, le problème est réglé". Il devait être le seul à y croire.
Les produits structurés sont des instruments financiers complexes qui peuvent booster les résultats d’une banque, mais aussi les faire plonger dans l’abîme.
Ces dix dernières années, ils sont devenus de puissants instruments de spéculation pour les salles de marchés des banques. C’est de la dynamite, notamment pour des banques comme le CIC qui n’ont pas la taille suffisante. Pour prendre une métaphore sportive, on ne doit pas chercher à gagner la Coupe d’Europe de foot lorsque l’on joue en 2ème division.
Le Comité Central d’Entreprise du CIAL, comme ensuite celui du CIC Paris, a été consulté le 2 février 2005 sur un projet de réorganisation des salles de marchés au sein du Groupe CM/CIC. Sous l’impulsion de son Secrétaire, le CCE demandait une expertise sur la réforme dont l’objectif était de créer une salle unique avec trois pôles géographiques par métiers.
Le rapport de l’expert du CCE, présenté à la réunion du 6 avril, n’était pas tendre avec les auteurs du projet. Il disait notamment :
"M. SECRETO estime qu’avant de définir une organisation, il faudrait s’interroger sur les objectifs poursuivis, les métiers exercés, les moyens nécessaires, y compris pour ce qui concerne les outils, et les contrôles à mettre en oeuvre".
(…)
"Aujourd’hui, la situation a évolué et M. SECRETO s’étonne que le projet de réorganisation des activités de marché soit présenté au moment où ces dernières rencontrent des difficultés. Comment parler de l’organisation, alors qu’il est urgent d’intervenir pour éliminer les pertes financières réalisées à Paris sur les produits structurés ?".
(…)
"M. SECRETO se demande pourquoi en termes de risques avoir développé les produits structurés alors qu’ils ne peuvent être couverts sur les marchés".
(…)
"Le problème des produits structurés concerne par son ampleur l’ensemble du Groupe et il devrait être au cœur des préoccupations des responsables des activités de marchés du Groupe Crédit Mutuel – CIC et non à l’écart, comme c’est le cas dans le projet présenté".
(…)
"Le Groupe Crédit Mutuel – CIC doit appuyer son activité de marché sur ses clients. Au-delà, il convient de s’intéresser essentiellement aux niches de marchés. La question des activités commerciales ne se pose pas à Strasbourg, mais elle se pose au CIC Paris, qui est à la fois une banque régionale comme le CIAL et une banque des grandes entreprises, en relation avec la salle des marchés".
Dans de telles activités à hauts risques, il faut un système informatique ultra performant. Sur ce point notre expert relevait :
"… les outils ne donnent pas non plus satisfaction. Les insuffisances en terme d’outils engendrent une situation de maximisation des risques pour les activités de marchés. Il convient donc de les faire évoluer rapidement".
A la fin du débat en CCE, le Secrétaire lisait l’avis suivant, voté à l’unanimité :
"Le projet n’apporte aucune garantie que les méthodes de fonctionnement de la salle du CIAL, qui ont largement assuré un maximum de sécurité, perdureront.
Le projet contient un certain nombre d’incertitudes sur des situations propres à augmenter les risques opérationnels ou résultant d’une mauvaise cohabitation entre des équipes qui pour certaines viennent de digérer une première fusion et pour d’autres ont été bâties sur des relations de confiance.
sont des raisons qui justifient un avis défavorable du CCE".
Nous étions déjà inquiets pour les conséquences que pourraient avoir la réforme et la situation de la salle de Paris. Mais aujourd’hui le nuage radioactif va contaminer l’ensemble du Groupe CIC. Cette mésaventure aura des répercussions considérables tant sur le plan financier et économique qu’en terme d’image pour l’ensemble des banques du Groupe et de ses salariés.
Les agences internationales de notation risquent de nous déclasser. Il s’ensuivrait un renchérissement du coût de notre signature. Pour mémoire, l’encours actuel de refinancement du Groupe, assuré par la BFCM, s’élève à 27.000 M€.
Le programme de développement, avec notamment la création de 200 nouvelles agences, d’ici quatre ans, risque d’être remis en cause. La disparition de 500 M€ de fonds propres (200 passés en perte sur 2005 et 300 directement prélevés sur les fonds propres) diminuera notre capacité à distribuer du crédit. L’actionnaire sera-t-il sollicité ?
Les conséquences sociales seront également importantes.
Nos commerciaux devront cravacher un peu plus pour récupérer deux années d’activité parties en fumée, soit l’équivalent d’une augmentation des objectifs commerciaux de 20 % pendant 10 ans en bloquant les salaires et les primes.
Il y aura une conséquence immédiate en terme financier pour tous les salariés du Groupe avec les nouveaux accords sur l’Intéressement et la Participation.
La direction du Groupe devra s’expliquer sur les causes de ce désastre.
Elle devra être transparente, avec les organisations syndicales et les représentants du personnel, sur les décisions qu’elle va être amenée à prendre pour qu’une telle mésaventure ne se renouvelle pas.
Toutes les énergies devront être mobilisées pour sortir du trou. C’est tout le corps social du Groupe qui doit se sentir concerné à quelque niveau que ce soit. C’est pourquoi, alimenter aujourd’hui un conflit avec la remise en cause du droit syndical et des instances représentatives du personnel, est ridicule et hors sujet.
Il appartient à nos dirigeants actuels de prendre enfin conscience que le passé d’avant 1998 est bien loin et que tout ce qui se passe aujourd’hui dans le Groupe est à porter à leur crédit ou leur débit et à personne d’autre.