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Paris, le 8 octobre 2005 |
Autres Points : |
LE PROFIT CREE LE CHOMAGE, LA CRISE SOCIALE
ET LA CRISE DU MORAL. BEAU PALMARES !
La longévité des traditions force le respect :
Cette année, on ne sait pas si ça aura un goût de banane ou de fruits rouges, mais on s’attend à du 16% net de profit sur capitaux propres en moyenne. Une bagatelle !
En y regardant de plus près, on constate que les 2/3 du chiffre d’affaires des entreprises du CAC 40 se font à l’étranger et pour 40% même, hors de l’Europe. Ne parlons pas de TOTAL qui réalise 95% de ses profits à l’étranger. Même BNP Paribas – troisième "profiteur" du CAC 40 – fait 50% de son chiffre hors de nos frontières. Elle ne rechigne pourtant pas à ponctionner le consommateur français (un euro de commission par ci, un euro par là) puisque 50% de son profit résulte de la "gestion" et pas du crédit.
Ces profits deviennent des dividendes : plus de 25 milliards distribués en 2005 et pour faire quoi ? Cet argent repart en Bourse et dans l’immobilier. La boucle est bouclée.
Pourtant, malgré cet affichage mirobolant, le capitalisme va mal. Le système est perverti et les comportements sont suicidaires à terme. Les patrons continuent à peser sur le coût du travail.
En conséquence, le pouvoir d’achat des travailleurs baisse, mais pas leur consommation. Au contraire : on tape dans les bas de laine et on se jette sur le hard discount. D’où spirale déflationniste, disparition des produits de "moyenne" qualité, explosion de la basse qualité fournie par des mastodontes qui se fournissent à l’étranger.
Les entreprises du CAC vendent à plus de 40% hors d’Europe, les Français achètent hors d’Europe à 40% ! Et à part M. Desmaret et quelques alter ego, tout le monde s’appauvrit...
Même Guillaume, le frère du Petit Nicolas, dépose le bilan, victime de la mondialisation. Pourtant, il avait acquis de bons principes réputés efficaces. Jugez-en plutôt :
La France est donc dans une mauvaise passe : elle vit au dessus des ses moyens, en grande partie à cause d’un code du travail qui tue le travail et d’impôts qui tuent les entreprises et les chefs d’entreprises. On sait que Laurence Parisot veut nous réenchanter le monde du travail. Nous ne sommes donc que moyennement rassurés.
D’autant que même l’Etat ne profite pas des expériences malheureuses des pays que l’on garde pourtant en ligne de mire : à savoir les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. En effet, après la privatisation partielle de GDF en Juin, l’Etat poursuit les grandes manœuvres avec EDF. La mise sur le marché s’effectue évidemment avec une valeur d’action nettement sous-évaluée (on connaît la technique), de manière à la faire monter ultérieurement. Profit immédiat puis on se désintéresse plus ou moins du sujet…
Or, les expériences identiques de privatisation en Californie et en Grande-Bretagne ont été si désastreuses - indépendamment de l’aspect financier – sur le plan de la sécurité (nucléaire civil et nucléaire militaire sont-ils compatibles ?) comme sur le plan de la qualité de service et de la compétitivité des tarifs, qu’ils ont fait marche arrière. Ils nationalisent à nouveau. Alors ? Eh bien, non. En France, on s’entête.
Dans la recherche des équilibres budgétaires comme dans celle des profits, Etat comme Entreprises ont des démarches à courte vue qui compromettent gravement l’avenir de tous. Mais, comme on dit, après nous, le déluge ! Certains estiment que l’éclatement du salariat, l’individualisation des salaires, l’impact modérateur de l’intéressement et de la participation, et récemment les mesures "Breton" semblent interdire le surgissement de mouvements collectifs de grande ampleur. Nous le saurons rapidement.
Avec l’appel à la mobilisation du 4 Octobre, nous allons juger de l’acceptation ou non des salariés de cet état de fait et de leur réelle volonté de refuser un avenir qui s’annonce comme fatalement dégradé par cette logique économique dévastatrice.
A suivre donc…
Annie LEFEVRE
GROUPE TECHNIQUE MÉTIERS REPÈRES
RÉUNION DU 3 OCTOBRE 2005
"DITES 33 !"
C’est comme chez le médecin. Maintenant, il va falloir de manière systématique le dire et le redire à nos patrons : 33, 33, 33…
33, c’est l’article de la convention collective concernant la grille de classification qui rappelle que cette classification a pour objectif "d’une part de définir et de hiérarchiser des niveaux et d’autre part de positionner les métiers de la banque sur ces niveaux. Elle assure la relation avec la rémunération", etc. etc. L’article 33-1 relatif à sa mise en œuvre dit qu’il "appartient à l’entreprise de placer ses collaborateurs, tout au long de leur carrière, au regard de cette classification en tenant compte à la fois des éléments qui contribuent à la définition des 11 niveaux retenus et de la qualification de chacun de ses collaborateurs".
Eh bien, sachez que non seulement ce n’est pas fait, mais encore que cela n’est pas près de l’être. En effet, si les entreprises acceptent de revoir la liste des métiers repères pour l’adapter aux nouveaux métiers et répertorier toutes les spécialités, il va être plus difficile de leur demander et surtout d’obtenir un réajustement de ces métiers sur l’échelle de la classification.
En préambule à la réunion, Jean-Claude GUERY nous a en effet tout de suite avertis que les chefs d’entreprise ne voulaient pas qu’il y ait la moindre équivoque sur ce point. Il n’était pas question de profiter de ce "dépoussiérage" pour demander une révision à la hausse de la grille, amenant une inflation dans les salaires. "S’il y a une modification de la grille, les entreprises seront amenées à faire un changement de classification, mais elles ne seront pas tenues de procéder à une augmentation de salaire" ! d’autant que certaines peuvent très bien avoir des salariés positionnés au bas de la grille tout en ayant des salaires supérieurs à leur niveau théorique. Qu’on se le dise.
D’ores et déjà, la grille remise lors de la réunion de juillet et annexée au JEC à l’époque, montrait que des salariés étaient positionnés au dessous de la grille "référence" de la convention collective dans 19 métiers repères sur 23. Excusez du peu.
M. GUERY nous a dit - en gros - qu’en fonction des demandes que nous allions exprimer, on verrait à quel niveau on met le curseur en fonction du coût estimé globalement pour toutes ces prétentions, qu’on apprécierait "l’ampleur des mesures que l’on peut intégrer… qu’on ferait une application souple de l’article 33 en fonction du contenu de la proposition globale".
Avant de procéder au listage de tous les métiers, nous avons rappelé notre précédente demande de suppression du niveau A, à quoi M. GUERY a répondu que cela n’était pas en relation avec les métiers repères, mais ressortait de la négociation salariale… Circulez et revenez le 2 novembre…
M. GUERY devant nous quitter pour participer à une réunion du MEDEF (avancée du 4 au 3 à cause de ces vilains syndicalistes), nous avons poursuivi la réunion avec son adjointe en rebalayant les métiers suite à l’intégration de nos demandes de modification de juillet et pour peaufiner certaines terminologies et revoir certains contenus (cf. ci-dessous).
Nous sommes ensuite rentrés dans le "vif" du sujet. Nous avons débattu de la réelle reconnaissance du travail en demandant :
Les entreprises proposent de leur côté, la suppression des niveaux suivants :
De même que la création des niveaux :
Nous avons, de notre côté, demandé :
A l’occasion du débat sur les "renforts", appelés selon les entreprises "itinérants" ou "équipiers volants", l’AFB a fait remarquer qu’ils sont bien reconnus puisque réellement intégrés dans tous les métiers repères (chargés de clientèle particuliers, professionnels, entreprises, responsables de points de vente, etc.) mais que les contraintes éventuellement liées au métier ne pouvaient être intégrées dans le positionnement. Nous avons donc rappelé que - même si nous étions d’accord sur la nécessité de l’intégration de ces "itinérants" dans les différents métiers - nous étions demandeurs de la reconnaissance d’un réel STATUT D’EQUIPIER VOLANT. Ce sera à relancer dans une autre négociation.
Le travail du groupe technique prend fin ainsi, puisqu’il ne s’agit pas d’une instance de négociation et le sujet est maintenant dans le camp de la Commission Paritaire de la Banque qui aura la charge de mener à bien nos revendications. 33, 33, 33…
Isabelle BLANQUET-LEROY - Annie LEFEVRE
NOUVEAU TABLEAU DE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES COMMUNIQUÉ PAR L’AFB
Liste des métiers-repères et exemples d’emplois-types regroupés dans chacun des métiers-repères
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SYNTHESE METIERS REPERES Comparaison avec la grille de la Convention Collective telle qu'elle pourrait résulter d'une négociation Cellules jaunes = S =suppression / Cellules remplies en noir = création |
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METIERS REPERES |
CLASIFICATION | ||||||||||
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A |
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Technicien administratif des opérations bancaires |
Grille Convention Collective |
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Chargé d'accueil et services à la clientèle |
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Chargé de clientèle particuliers |
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S |
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Chargé de clientèle professionnels |
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Chargé de clientèle entreprises |
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Conseiller en patrimoine |
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Responsable d'un point de vente |
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Responsable d'unité ou expert traitant les opérations bancaires |
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Analyste risques |
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Chargé de conception, montage, conseil en produits financiers |
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Inspecteur, auditeur, déontologue |
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Opérateur de marché |
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Informaticien |
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Responsable de projet informatique et organisationnel |
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Juriste, fiscaliste |
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Métiers ressources humaines |
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Assistant technique, secrétaire |
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Spécialiste du marketing |
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Contrôleur de gestion |
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Métiers comptabilité |
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FORMATEUR (supprimé) |
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Métiers communication |
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Chargés d'activités non bancaires |
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Responsable d'unité ou expert traitant des activités non bancaires |
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