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Paris, le 7 février 2004 |
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Cette semaine est marquée par la tenue à Villepinte du congrès confédéral. Celui-ci, comme c'est son rôle, se prononcera sur les rapports, moral et financier, des quatre dernières années et adoptera les résolutions qui constitueront la ligne de conduite de notre confédération jusqu'au prochain congrès. A l'issue du congrès de Villepinte, le comité confédéral national, composé des représentants des fédérations et des unions départementales, élira les nouvelles instances confédérales : bureau confédéral, commission exécutive confédérale, commission de contrôle et commission des conflits. Nous le savons déjà, Marc Blondel prend sa retraite et sera remplacé par Jean-Claude Mailly dans la fonction de Secrétaire Général. Pour le reste des instances confédérales, un scrutin déterminera leur composition.
Dans ce contexte, l'actualité professionnelle paraîtra nécessairement plus modeste. C'est ainsi que, s'agissant des banques AFB, nous ne mentionnerons que la réunion du 29 janvier sur les retraites. Comme cela était prévu, la délégation patronale a remis aux organisations syndicales un projet d'accord concernant l'évolution du complément bancaire.
Ce projet pour l'instant n'est pas chiffré à l'exception du niveau que le total de la pension, que perçoivent les retraités au 31 décembre 1993, devrait atteindre, par rapport à ce qu'il serait si l'on avait gardé l'ancien système, pour que le rabot passe de 1,9 à 1 %. Dans l'accord d'étape du 13 septembre 1993, ce niveau avait été fixé à 80 %. L'AFB propose de le passer à 82 % ce qui constitue un effort, on ne peut plus relatif, que tous les syndicats ont estimé insuffisant. Nous réclamons la disparition du rabot, ce qui aurait pour effet de permettre aux retraités de bénéficier pleinement des augmentations de la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse, de l'ARCCO et de l'AGIRC sans que celles-ci soient imputées sur le complément bancaire, comme c'est le cas actuellement.
La proposition d'accord comporte, comme nous le demandions, la possibilité d'une sortie en capital pour les retraités qui le désirent mais sans chiffrage du taux de conversion. En outre, les compléments pré-liquidés des actifs présents au 31 décembre 1993, et encore en activité, seraient transformés en rente viagère selon un chiffrage qui n'est pas encore connu. L'application des dispositions de l'article 116 de la loi Fillon sur les retraites obligent les institutions supplémentaires de retraite, que sont devenues, par agrément, les caisses de retraite bancaires qui gèrent les compléments, à se transformer en institutions de prévoyance ou en institutions de gestion de retraite supplémentaire avant le 31 décembre 2008. De ce fait, les banques doivent provisionner suffisamment pour couvrir la charge représentée par le paiement de compléments bancaires jusqu'à leur extinction.
Avant la fin de l'année, l'AFB a obtenu de la part de M. Fillon une lettre confirmant que ces provisions pourraient être constituées selon des normes économiques et non assurantielles. On a déjà souligné que la variation entre ces deux types de provision pourrait évoluer selon un facteur de 1 à 3. Mais, si l'on transforme les compléments bancaires des retraités en capital et si l'on transforme les compléments pré-liquidés des actifs en rente viagère, il n'est plus nécessaire de provisionner. Les banques ont donc un intérêt à négocier, ce qui devrait normalement les conduire à faire des concessions aux organisations syndicales. Celles-ci seront-elles suffisantes ? L'avenir proche le dira puisque la prochaine réunion est fixée au 1er mars.
Nous continuons de publier des informations concernant des négociations salariales d'entreprise. Vous trouverez deux nouveaux exemples ci-après.
Pierre GENDRE
NÉGOCIATIONS SALARIALES
COFINOGA
Syndicats signataires : FORCE OUVRIERE, CFTC, SYNDICAT AUTONOME.
Syndicats non signataires : CFDT, CGT et SNB/CFE/CGC.
CREDIT MUTUEL DE LAVAL
Les négociations viennent de se terminer sur une décision unilatérale de l'employeur :