Paris, le 6 mars 2004

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NEGOCIATIONS SALARIALES 2004 - SUITE
BUREAU CONFEDERAL DU 16 FEVRIER 2004


CHOMAGE : MODE D'EMPLOI

 

Les " bons " chiffres du chômage annoncés par les pouvoirs publics pour le mois de janvier 2004 n’impressionnent personne, pas même les électeurs. Le chômage aurait diminué de 1,1 %, soit 27 600 demandeurs d’emploi de moins. Mais, peu de temps après cette communication officielle, on apprenait que 35 200 chômeurs avaient été rayés des listes de l’ANPE pour absence de contrôle. Bien entendu, cela ne signifie nullement que ces personnes ont retrouvé du travail.

Non ! L’opinion des spécialistes, hormis, officiellement, les représentants du gouvernement, est que la fin de l’indemnisation de 180 000 chômeurs en janvier (cadeau du medefdt) a joué dans le sens d’un découragement des chômeurs et, par conséquent d’une plus grande non réactivité à l’égard des relances de l’ANPE. La preuve : le nombre moyen mensuel de radiations est normalement de 5.500 ! Comme le dit la Confédération, il s’agit donc d’une baisse du chômage en trompe l’œil.

Cela pourrait continuer, bien que l’INSEE prévoit une stabilisation autour de 9,7 % du taux de chômage jusqu’en juin, sachant, en outre, que pour l’ensemble de l’année, le nombre de chômeurs qui vont cesser d’être indemnisés devrait se situer autour de 650.000. A cet égard, on rappellera que seulement 64,1 % des chômeurs sont indemnisés, 54,1 % par l’assurance chômage, le reste par le régime de solidarité.

Heureusement que la situation de l’emploi a cessé de se détériorer dans le secteur financier, bien que les craintes pour l’avenir ne soient pas inexistantes. Nous le savons, il reste encore beaucoup d’emplois non qualifiés qui vont disparaître, plus ou moins rapidement dans les 3 à 5 ans qui viennent en raison du développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Ces emplois sont, pour l’essentiel, tenus par des salariés âgés de plus de 45 ans.

Or, sans vouloir faire des comparaisons un peu forcées, on notera que ce sont précisément les salariés les moins qualifiés qui éprouvent le plus de difficultés à retrouver un emploi. Exemple : 697 salariés licenciés sur un total de 813 qu’employait " Métaleurop " n’ont toujours pas retrouvé de travail un an après la fermeture de l’entreprise. Sur les 113 qui ont retrouvé un emploi, il y a 24 CDD, et beaucoup ont été obligés d’accepter une diminution de salaire de l’ordre de 20 à 40 % selon le cabinet de reclassement BPI.

C’est donc avec une vigilance toute particulière que FO participe aux négociations concernant l’accord sur la politique de l’emploi de Crédit Agricole SA dans le cadre du transfert de certaines activités du Crédit Lyonnais. On soulignera que le projet d’accord qui traite, entre autres, des mobilités internes et externes, n’impose pas un nombre maximum d0e refus de reclassement aux salariés concernés. Ceci doit être signalé alors que l’idée générale est de proposer un maximum de trois reclassements avant de procéder à un licenciement économique. Il est vrai que le Crédit Agricole avait promis qu’il n’y aurait pas de départ contraint résultant de l’acquisition du Crédit Lyonnais, malgré la suppression de 2 600 emplois en France.

Moralité : si les statistiques sont souvent manipulées, il n’y a pas pour autant que des patrons voyous, ce qui ne les empêche pas d’avoir l’esprit malin !

Pierre GENDRE

 

 

 


NEGOCIATIONS SALARIALES 2004
- SUITE -

 

Accord signé par FO

- Salaires : Augmentation générale de 0,60 % du salaire de base à compter du 1er mars 2004, avec minimum de 150 €.

- Prime exceptionnelle : Attribution d'une prime égale à 10 % du salaire mensuel de base de mars 2004, avec minimum de 260 €.

- Tickets restaurant : La valeur faciale des tickets restaurant sera portée de 6,50 € à 6,70 € à compter du 1er août 2004, la répartition 60/40 étant conservée avec une part employeur portée à 4,02 € (c/3,90 €) et la part salarié à 2,68 € (c/2,60 €).

- Epargne vacances : Revalorisation des différents montants du barème de 10 %, à compter du 1er mai 2004. L'abondement employeur est également revalorisé de 10 %.

- Indemnités d'astreinte : L'indemnité est portée à 53,36 € par jour à 70 € et de 138,74 € par week-end à compter du 1er mars 2004.

- Epargne salariale – abondement : Revalorisation de l'abondement dans le cadre PEE Banque de Bretagne :

Taux

Tranches

Abondement maxi

75%

0- 200 €

150 €

50%

201-1.000 €

400 €

25%

1.001 - 1.700 €

175 €

L'abondement maxi passe ainsi de 609 € à 725 €.

Revalorisation de l'abondement dans le cadre du PEG – Actionnariat BNPP :

Taux

Tranches

Abondement maxi

50%

0- 200 €

100 €

10%

201-1.000 €

80 €

L'abondement maxi passe de 152 € à 180 €.

- Indemnités repas : A compter du 1er mars 2004, les indemnités repas versées dans le cadre de déplacement pour réunion ou formation sont portées à 13,75 à 14 € pour la province et de 18,30 à 18,65 € à Paris.

Les indemnités repas versées aux représentants du personnel sont également portées de 13,75 à 14 €.

 

- Mesures générales

Au 1er janvier 2004 : TMB = 1,30 % (tous niveaux confondus), Cadres de niveau H n'ayant obtenu aucune augmentation depuis au moins 5 ans = + 1,30 %, Cadres (hors rémunération variable individuelle) = + 0,60 %.

Au 1er juillet 2004 :

Cadres = + 0,60 % pour celles et ceux qui n'auraient pas bénéficié de révision individuelle de salaire au cours du premier semestre.

- Mesures individuelles

Au 1er janvier : 1 %, en cours d'année : 0,8 %

Toutes les organisations syndicales de SOFINCO (FO – SNB – CGT – CFDT) ont signé l'accord.

 

Accord signé par la CGC et l'UNSA. La CFDT va suivre. 1 % au 1er avril + prime de 10 % du salaire de base conventionnel.

 

2 % au 1er janvier 2004 avec plancher de 400 euros.

 

1 % au 1er janvier 2004, 0,90 % au 1er juillet 2004.

Attribution de 20 points pour les salaires minima à l'ancienneté (3 - 6 - 9 ans).

Prix du point : 4,435 euros.

 

Nous referons une récapitulation prochainement.

 

 

 

 


BUREAU CONFEDERAL DU 16 FEVRIER 2004

REPARTITION DES TACHES DES SECRETAIRES CONFEDERAUX

 

 

Jean-Claude MAILLY

 

Secrétaire Général

  • Marche générale de l'organisation et expression publique
  • Relations avec les Fédérations Nationales et les Unions Départementales
  • CES – CISL

Roland HOUP

Trésorier Confédéral

  • Trésorerie
  • Administration générale de la Confédération et des périphériques

Michèle BIAGGI

Secrétaire Confédérale
Secteur Organisation
Conventions Collectives

  • Organisation
  • Négociation collective – Comités d'entreprise
  • Travail temporaire

Jean-Marc BILQUEZ

Secrétaire Confédéral
Secteur Juridique

  • Statuts – Prud'hommes – AFOC – Logement social – DOM TOM

Bernard DEVY

Secrétaire Confédéral
Secteur Retraites

  • Retraites régime général – Retraites complémentaires
  • Prévoyance sociale – U.C.R.

Jean JAYER

Secrétaire Confédéral
Secteur Formation syndicale

  • Formation des militants – Aide à la syndicalisation

 

Jean-Claude MALLET

Secrétaire Confédéral
Secteur Protection sociale

  • Assurance maladie – Allocations familiales
  • Recouvrement – Commission nationale de prévention des accidents du travail et maladies professionnelles – Mutualité – Prévention
  • Hygiène – Sécurité

Gérard MAZUIR

Secrétaire Confédéral
Secteur Presse Information

  • Presse confédérale – Site internet
  • Publications – Communication

 

Michèle MONRIQUE

Secrétaire Confédérale
Secteur Egalité

  • Armée – Femmes – Immigrés – Jeunesse
  • Droits de l'homme – Travailleurs français à l'étranger
  • Tourisme social – Chèques Vacances

Marie-Suzie PUNGIER

Secrétaire Confédérale
Secteur Economique

  • Economie – Plan – Réforme de l'Etat
  • Enseignement – AFPA

Jean-Claude QUENTIN

Secrétaire Confédéral
Secteur Emploi – Chômage
Formation

  • Emploi – UNEDIC
  • Formation professionnelle

 

René VALLADON

Secrétaire Confédéral
Secteur Réformes internes
Développement de l'Organisation

  • Commissions de délimitation et des conflits
  • Champ d'application des Fédérations
  • Comités de groupe – Economie sociale
  • Encadrement

Yves VEYRIER

Secrétaire Confédéral
Secteur International
Europe

  • CISL – CES - BIT