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Paris, le 5 mars 2005 |
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10 !
Si c’était 10 % d’augmentation de salaires, on sauterait de joie. Si c’était la certitude que la promesse de réduction de 10 % du chômage formulée par le Premier Ministre pour l’année 2005 ne soit pas " abracadabrantesque ", on nagerait dans l’optimisme.
Mais non ! 10 % c’est le taux de chômage en France en janvier 2005 par rapport à la population active malgré une croissance de 2,3 % en 2004 et une prévision de 2,5 % pour 2005. C’est assez dire l’échec des politiques de l’emploi menées par les pouvoirs publics à coups d’exonérations de cotisations sociales et de baisses d’impôts accordées au patronat et aux classes les plus aisées de la société.
10 %, c’est aussi le taux maintenu de majoration des heures supplémentaires (au lieu de 25 %) pour les entreprises de moins de 20 salariés, au nom de l’équité sans doute.
10 %, c’est également le taux de dépassement de la dette publique en France par rapport à la norme du pacte de stabilité et de croissance (60 % du PIB). En effet, en dépit d’une croissance un peu moins molle, les comptes publics ne se redressent pas. Pour l’exercice 2004, le déficit budgétaire de la France se situe à 3,7 % du PIB et la dette globale à plus de 1000 milliards d’euros, soit 65,6 % du PIB. On voit déjà s’avancer, avec leurs gros sabots, les tenants de la ligne libérale qui vont entamer le couplet de la diminution de la dépense publique et de la flexibilité du marché du travail. Moins de services publics, plus de précarité : voilà les perspectives !
10%, ce n’est pas une limite pour l’augmentation des revenus des patrons des entreprises du CAC 40. Ce n’est pas davantage un plafond pour l’augmentation des profits flamboyants des établissements de crédit à la grande satisfaction des actionnaires.
10%, ce n’est pas le résultat des campagnes de baisse des prix menées par certains politiciens de " haut vol " et par certain " marchand de soupe " très médiatique mais dont la notoriété ne repose pas sur l’excellence du traitement social réservé à ses salariés.
10%, c’est au moins le rattrapage des augmentations générales de salaires qu’il faudrait obtenir pour rétablir la part des salaires dans le PIB telle qu’elle était plus de 10 ans auparavant.
Dans ces conditions, on retiendra du chiffre 10 son rapport avec la date du 10 mars choisie par quatre confédérations sur cinq pour appeler les salariés à l’action interprofessionnelle pour réclamer la hausse des salaires. Pour sa part, notre section fédérale appelle à faire grève une demi-journée minimum pour participer, notamment aux manifestations qui seront organisées ce jour là.
Pierre GENDRE
CAISSES D'EPARGNE
FORMATION PROFESSIONNELLE
FO VEILLE AU GRAIN
Paris, le 21 février 2005
Après avoir engrangé pas à pas de nouvelles garanties collectives grâce entre autres à la détermination de FO, sur les classifications, les minima, la carrière, la mobilité et l’égalité professionnelle, la branche Caisses d’Epargne a ouvert un nouveau volet qui porte à présent sur la formation professionnelle, ainsi que FO l’appelait de ses voeux.
Cinq réunions se sont d’ores et déja tenues.
Elles ont consisté en un tour de piste technique compte tenu d’un environnement légal et réglementaire en mutation (accords interprofessionnels des 20 septembre et 5 décembre 2003 notamment signés par FO, loi du 4 mai 2004 qui s’en est inspirée). Nous n’avons pas l’intention pour notre part de nous en tenir à une simple déclinaison de la loi car il s’agit surtout de mettre en cohérence notre dispositif institutionnel de formation avec le nouveau socle conventionnel de branche négocié et signé par FO.
Nous n’acceptons pas que son employabilité soit à la seule charge du salarié, en particulier pour les deux premières catégories de formation sur les trois que prévoit par la loi (adaptation au poste de travail, évolution des emplois ou maintien dans l’emploi, développement des compétences) qui sont de la responsabilité exclusive de l’employeur et doivent donc être dispensées pendant le temps de travail.
FO a mis en garde la CNCE contre toute tentative de récupérer le nouveau droit individuel à la formation (DIF) au profit exclusif des plans de formation des entreprises du Groupe, lesquels n’obéissent qu’à une logique d’entreprise. FO souscrit à l’idée d’un crédit individuel de 120 heures (6 x 20 heures/an) exprimé en journées en journées, dix-huit en l’occurrence.
Nous proposons qu’à l’issue d’un parcours d’intégration rénové des jeunes embauchés, l’incidence pécuniaire corresponde à une mesure de revalorisation salariale pérenne et non pas à une simple prime. Elle devra clairement porter le salaire brut annuel du jeune salarié à un niveau nettement supérieur à celui du minima de la classification de l’emploi confié. Nous sommes également partisans d’un tutorat actif dans un cadre défini (volontariat, formation et reconnaissance pécuniaire). S’agissant du nouveau contrat de professionnalisation et des publics visés, les objectifs insertion et réinsertion ne doivent surtout pas être ignorés (cf. l’article 1er de la loi du 25 juin 1999 et ses missions d’intérêt général assignées aux Caisses d’Epargne). Le niveau requis doit être le baccalauréat. En effet, il ne s’agit pas de mettre la barre trop haut. La période de professionnalisation pose aussi la question de sa contribution à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ainsi qu’à l’insertion des travailleurs handicapés. Les salariés n’ayant pas bénéficié de formation depuis un certain temps seront évidemment l’objet de toute notre attention.
Bref, donner à chacun ses chances pour mieux s’adapter et acquérir de nouvelles compétences sera le seul souci de FO.
La délégation FO en CPN : Bruno Aguirre – Marie-Noëlle Chatin
INFOS DIVERSES
SOCIETE GENERALE : Egalité professionnelle
Une 2ème réunion de négociation a eu lieu le vendredi 25 février 2005. La direction s’est attachée à répondre à l’ensemble des demandes des organisations syndicales. Si certaines d’entre elles ont été acceptées, la direction se refuse encore à prévoir des mesures collectives de rattrapage pour parvenir à l’égalité des salaires et maintient la notion d’avancement liée à la mobilité géographique qui pénalise les femmes. L’analyse des documents fournis par la direction répondant à la demande de FO, démontre que celles-ci sont minoritaires dans des métiers tels que Responsables d’Agences et adjoints, Conseiller de Clientèle Professionnelle, Conseiller en gestion de patrimoine. Dans ces métiers, leurs rémunérations sont inférieures de 8 à 13 %. La direction n’entend pas pour l’instant prendre de dispositions particulières pour réduire ces écarts. Elle n’est pas choquée non plus de constater que, malgré de brillants résultats au cursus cadre (42 Femmes reçues contre 35 Hommes), ce sont les hommes qui se retrouvent en plus grand nombre R.A. ou ARA ; aucune femme n’étant affectée après sa réussite à un poste de gestionnaire de patrimoine.
Intéressement/Participation
La commission d’intéressement s’est réunie le 24 février. La direction a annoncé l’attribution d’une prime d’intéressement représentant 3,86 % d’un salaire annuel brut. La prime globale attribuée progresse de 4,16 %*. La seule participation versée cette année fait suite à un redressement fiscal pour les années 2001 et 2002 et pourrait représenter 300 €/personne. Pour la participation 2004, RIEN comme d’habitude : il faudra attendre un éventuel redressement de Bercy !
*Pour mémoire : Résultat net + 25,4 % - Hausse du dividende + 32 %.
SOCIETE MARSEILLAISE DE CREDIT
Grève des 10 et 11/02/2005 : très fort pourcentage de grévistes malgré les vacances scolaires (nous totalisons 60 % de grévistes, plus de quarante bureaux fermés sur 160, 300 personnes présentes, Rue Paradis à Marseille à l'assemblée générale).
Les chiffres de la Direction = 44 % de grévistes, 17 % des points de vente fermés. Malgré cela, la Direction ne cède pas pour le moment devant cette forte contestation. L'intersyndicale rencontre le Président BARTHELEMY jeudi 3 mars à 17 heures suite à une nouvelle demande des syndicats.
Une reprise du mouvement est envisagée si les représentants des salariés n’obtiennent pas satisfaction à leurs revendications salariales notamment.
En effet, il faut rappeler que plus de 200 millions d'euros remontent dans les caisses de HSBC, sans aucune augmentation générale pour les salariés de la SMC.
JOURNEE D’ACTIONS DU 10 MARS
Vous trouverez ci-après, le communiqué établi par notre section pour la journée d’actions du 10 mars. Nous avions pris l’initiative d’un communiqué commun à quatre qui a été rejeté par la CFTC, et élagué par la CFDT. Seule la CGT était d’accord.
Nonobstant cela, il est important qu’un maximum d’initiatives communes aient lieu dans les établissements en fonction des sujets de préoccupation des salariés : salaires, conditions de travail, RTT…
COMMUNIQUE DE PRESSE
JOURNEE D’ACTIONS DU 10 MARS
Paris, le 2 mars 2005
La fédération FO DE LA BANQUE appelle l’ensemble des salariés de la profession à cesser le travail pour une demi-journée minimum le 10 mars pour participer, notamment, aux manifestations prévues dans le cadre de la journée d’action organisée par leurs confédérations respectives pour la défense du pouvoir d’achat, des acquis de réduction du temps de travail, pour la création d’emplois et l’amélioration des conditions de travail.
Les profits exceptionnels enregistrés par les banques et la faiblesse des mesures salariales consenties dans les établissements justifient pleinement le recours à l’action avec les autres salariés du privé comme du public.
Pierre GENDRE
Contacts : Serge LEGAGNOA – 06.07.65.77.71