Paris, le 3 septembre 2005

Autres Points :
CAISSES D'EPARGNE : EVOLUTION INSTITUTIONNELLE, NOTRE DEVOIR D'INGERENCE
POURQUOI SE SYNDIQUER ?


DIALOGUE OU AFFRONTEMENT ?

 

L’ouverture des universités d’été marque la fin des vacances. C’est le signe de la rentrée politique, sociale et économique des uns et des autres. Celle qui retient par-dessus tout notre attention est celle du Medef qui se réunit cette semaine et qui est l’occasion pour Laurence Parisot, sa présidente fraîchement élue de recomposer l’exécutif de l’organisation patronale.

Qu’y apprend-t-on ? Que le Medef veut rendre le monde merveilleux !!! La rentrée va être parsemée de fleurs et de chants d’oiseaux, colchique dans les prés, youkaïdi youkaïda !!! Voici quelques semaines, nous avions inauguré l’arrivée de Laurence Parisot par un florilège de "parisottises", voilà maintenant que nous basculons dans le monde enchanteur de Merlin-Medef.

Vouloir rendre le monde meilleur, vouloir redonner le moral aux français sont des objectifs auxquels nous ne pouvons qu’adhérer. Mais voilà, la réalité économique et sociale française est bien loin du Manège Enchanté de Pollux !

La croissance est atone et le chômage toujours aussi endémique. Et ce n’est pas l’annonce d’une baisse du taux sous la barre des 10% (9,9%) qui peut réellement changer les choses. En effet, outre le traitement statistique du chômage qui consiste à " gommer " nombre de chômeurs des demandeurs d’emplois, cette baisse est, selon les commentateurs, essentiellement due au glissement vers des contrats aidés et à des départs massifs en retraite.

Nous ne pouvons ici que répéter à l’envi que seule une politique de relance de la croissance par la demande est susceptible d’avoir un réel impact sur la baisse du nombre de demandeurs d’emploi.

Or, le gouvernement Villepin qui va fêter ses 100 jours (l’annonce de cette baisse du chômage n’arrive-t-elle pas à point nommé ?) a choisi la voie inverse par l’accroissement de la flexibilité et de la précarité, la baisse du taux du livret A qui lèse les couches populaires et de nouvelles aides fiscales en direction des entreprises dont on connaît déjà l’inefficacité.

C’est pourquoi notre organisation syndicale a réitéré ses revendications en faveur d’une augmentation du pouvoir d’achat par l’augmentation des salaires et une diminution de l’impact du prix du pétrole, compte tenu de l’envolée du prix du carburant à la pompe.

Pour l’instant pas de réponse gouvernementale, mais Laurence Parisot a notamment indiqué lors de son interview sur LCI ce mardi matin que l’on n’améliorera pas la situation par une augmentation du pouvoir d’achat : fermez le ban, en matière de salaires y’a rien à voir, circulez !

Et pour ne rien oublier, elle a ajouté concernant le code du travail, qu’il s’agit d’une accumulation de contraintes pour les entreprises. En fait, la forme change mais pour l’instant le fond reste le même. Alors Laurence Parisot, Fée Clochette ou Fée Carabosse ?

Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain car elle vient d’affirmer haut et fort lors de sa conférence de presse vouloir relancer un réel dialogue social, et, nouveauté importante, elle a ouvert le débat en invitant en premier notre Secrétaire Général Jean Claude Mailly.

Il ne faudra pas attendre très longtemps pour prendre la mesure des discours et des actes.

Car en effet, le mécontentement sur le pouvoir d’achat et les salaires est tel que la mobilisation enclenchée par les Confédérations Syndicales devrait pouvoir aboutir à un mouvement d’ampleur début octobre (la date précise n’est pas encore connue au moment où ces lignes sont écrites).

Pour ce qui est de notre profession, nous aurons l’occasion de rencontrer dans les prochaines semaines le nouveau président de la commission paritaire AFB pour lui faire part de nos remarques et revendications sur tous les sujets touchant à notre profession, et particulièrement celui des salaires.

Serge LEGAGNOA

 


 

FO GROUPE DES CAISSES D'EPARGNE
EVOLUTION INSTITUTIONNELLE
NOTRE DEVOIR D'INGERENCE

À FO, nous pensons que les salariés devraient davantage se préoccuper de la gouvernance au sein du Groupe et de sa politique de croissance externe. L’une comme l'autre prédisposent à leurs futures conditions de travail et demploi ainsi qu'à la qualité des relations qu'ils entretiendront avec leurs clients.

LES SALARIÉS DU RÉSEAU NE SONT PAS AUTANT enclins que leurs dirigeants à sintéresser à lévolution institutionnelle du Groupe. En revanche, FO en a toujours fait un thème central de ses travaux à loccasion notamment de ses congrès et est corrélativement intervenue à tous les échelons de la sphère publique avec pour objectif la défense de linstitution Caisse dÉpargne au nom des intérêts matériels et moraux de ses salariés ainsi que ceux de ses déposants.

Ne lui en déplaise, il nous semble en effet important de ne pas laisser au seul Charles Milhaud le soin de présider à une métamorphose beaucoup trop rapide de notre Groupe et donc à celle en son sein de lemploi, des conditions de travail de ses salariés ainsi que de la nature de la relation avec sa clientèle.

Le projet de cotation en bourse de la CNCE à lhorizon 2007-2008 que le directoire de la CNCE partage avec le directeur général de la CDC, représente par exemple pour FO un danger grave et imminent quil convient dores et déjà de neutraliser, raison pour laquelle FO a entrepris une opération de sensibilisation des élus du Peuple de notre pays. À partir de nos valeurs séculaires fondatrices et du statut désormais coopératif de nos établissements, nous voulons en effet faire prévaloir une trajectoire alternative à celle à caractère purement capitaliste que nos dirigeants nous réservent.

En oubliant dindiquer les bonnes règles de gouvernance du sociétariat, pierre angulaire de la réforme législative du 25 juin 1999, le législateur a, de fait, accordé un pouvoir réglementaire excessif à la CNCE. Cette dernière n’a pas manqué d'en tirer un profit exclusif, bien au-delà de
son rôle dorgane central de chef de réseau. Ce sont donc les textes régissant les sociétés anonymes qui jusquà présent ont prévalu. Il en a résulté une violation institutionnalisée des organes représentatifs des Caisses dÉpargne aboutissant in fine à un système pyramidal hypercentralisé, dominé par la CNCE, contraire à lesprit décentralisateur de la Loi.

À FO, nous pensons que les Caisses dÉpargne auraient avantage à sorganiser en holding pour faire contrepoids à léchelon central.

Concomitamment, la FNCE doit également saffranchir clairement de la CNCE, faute de quoi le point de non retour risque dêtre atteint avec sa cotation en bourse qui, à lheure actuelle, nest heureusement pas le projet du Groupe, mais seulement celui du directoire de la CNCE…

Parce que dautres choix sont encore possibles que celui de lexpression dun capitalisme effréné destructeur de valeurs et demploi, FO ne prend pas de vacances et continue à développer son propre lobbying. Les parlementaires suivants ont dores et déjà été contactés : Jean-Louis Debré, Jean-Louis Borloo, François Hollande, Arnaud de Montebourg, Julien Dray et Pervenche Berès.

 


 

POURQUOI SE SYNDIQUER ?

 

"Qu’attendez-vous pour vous syndiquer et de quel droit prétendez-vous recueillir
vous-mêmes, non-syndiqués, les bénéfices de l’action que les syndiqués exercent
au profit de tous ?  Ouvriers non syndiqués, vous devenez les parasites
du dévouement de vos camarades".

Septembre 2005

 

Cette citation de Jean Jaurès conserve aujourd’hui tout son sens. Le système social dont nous bénéficions aujourd’hui est issu des luttes des salariés aux 19ème et 20ème siècles. Certains y ont laissé leur vie, ne l’oublions jamais. Or, en ce début de 21ème siècle, la remise en cause progressive de ces acquis (sécurité sociale, assurance chômage, code du travail, conventions collectives) menace gravement notre avenir et celui de nos enfants et petits-enfants.

De fait, pourquoi aujourd’hui, les dirigeants des banques et des sociétés financières se montreraient-ils plus magnanimes que leurs prédécesseurs ? Leur but demeure l’enrichissement de leurs actionnaires ou sociétaires au détriment du pouvoir d’achat de leurs salariés. Pourquoi s’opposeraient-ils au démantèlement progressif de la Sécurité Sociale de 1945 alors que les cotisations leur coûtent cher ? 

Alors, n’est-ce pas à leurs salariés de faire acte de protestation voire d’opposition ?

FO refuse que le monde bancaire ne connaisse que fusions, restructurations, filialisations, externalisations et les plans sociaux qui les accompagnent quand ce n’est pas le licenciement des salariés un par un sous des prétextes douteux. L’argument de la préservation de la compétitivité et de la rentabilité ne justifie en rien le sacrifice de nos emplois. FO l’a démontré à chaque fois avec l’aide d’experts.

FO ne peut accepter que les multinationales bancaires contribuent à déshumaniser l’organisation du travail, les salariés n’étant plus que des numéros dont on peut disposer au gré des besoins économiques sans la moindre considération humaine.

Partout, le surmenage et le stress qui résultent de cette stratégie managériale pénalisent la santé et la réactivité du personnel. Le statut cadre est souvent accordé à seule fin de mettre le salarié au forfait.

Les objectifs commerciaux sont souvent impossibles à atteindre. Quant aux administratifs, ils sont promenés au fil des restructurations et externalisations, contraints parfois de démissionner faute de pouvoir suivre. De plus, dans les agences, l’incivilité et les agressions de la clientèle menacent gravement la santé physique et mentale des salariés.

Le harcèlement moral devient une technique de gestion des ressources humaines courante pour pousser les salariés devenus indésirables à la démission. FO déplore que la pensée unique ultralibérale véhiculée par certaines institutions, les multinationales bancaires et de plus en plus souvent par les media soit si efficacement relayée dans les entreprises. L’individualisme est érigé en valeur au détriment de la solidarité et de l’intérêt général. L’idée selon laquelle la solidarité coûterait trop cher progresse contre toute logique. Le fait d’être bon – voire " le meilleur " – dans son métier n’est pas forcément incompatible avec la notion d’équipe et de solidarité. Mais le management vise à créer l’opposition.

NON, les salariés du Crédit ne sont pas des privilégiés comme le veut l’image d’Epinal. OUI, ils ont besoin d’être informés et défendus efficacement et sans arrière-pensée.

Faire respecter la santé et la sécurité des salariés, le Code du Travail et les Conventions Collectives est le travail quotidien des militants FO. Et se syndiquer est plus que jamais nécessaire et indispensable pour donner du poids au contre pouvoir que constitue l’Organisation Syndicale.

 

POURQUOI SE SYNDIQUER A FO

Notre Organisation est libre et indépendante de toutes opinions politiques, philosophiques ou religieuses. Une des priorités de Jean-Claude Mailly, notre nouveau Secrétaire Général, est de développer la syndicalisation à FO dans le secteur du Crédit où les salariés sont traditionnellement peu syndiqués.

FO défend tous les salariés d’autant plus que si par le passé, l’encadrement n’était composé que de cadres supérieurs en nombre limité, aujourd’hui près de la moitié des effectifs du secteur est cadre. Or, ces salariés sont bien souvent déconsidérés alors qu’ils connaissent les mêmes difficultés que les techniciens.

Nous sommes à votre disposition pour vous écouter et vous conseiller au mieux tout au long de votre vie professionnelle.

Dans toutes les entreprises, en accord avec nos revendications, nous privilégions la négociation pour garantir au mieux vos intérêts et les défendre si nécessaire. En adhérant, vous renforcez l’influence et les revendications de nos élus au sein du comité d’entreprise, de la délégation du personnel et du CHS-CT.

 

CE QUE FAIT FO

La négociation de branche à l’AFB est devenue très difficile, faute d’un réel rapport de force. Des résultats ont cependant été obtenus ces derniers mois :

- La Convention collective nationale des banques a été étendue à toute entreprise agréée en qualité d’établissement bancaire ce qui permet aux établissements qui n’avaient jusque là qu’un accord d’entreprise d’être désormais protégés par la convention collective.

- Un accord sur les retraites a été signé qui permet le départ à soixante ans pour ceux qui ont une carrière complète, assorti d’une prime de départ plus élevée.

- La négociation salariale 2005 s’est terminée par la signature d’un accord portant notamment sur les minima conventionnels. Au-delà, nous avons demandé l’ouverture de négociations sur les salaires réels suite aux récentes manifestations et aux annonces du gouvernement. Un mouvement des salariés sera nécessaire pour appuyer cette demande car nos dirigeants prétendent qu’ils maintiennent notre pouvoir d’achat. Selon eux, l’intéressement, la participation et les primes pallient l’augmentation du coût de la vie. Rappelons que seule une augmentation générale et pérenne des salaires soumise à cotisations permettrait d’alimenter les régimes sociaux en difficulté.

- Nous avons signé un accord sur les retraites professionnelles. La pension globale bancaire augmente ainsi de 1 %. Ajoutons à cela la revalorisation de 2 % des complémentaires ARRCO et AGIRC, toujours à l’initiative de FO.

- Nous avons signé un accord sur la formation tout au long de la vie. Il complète l’accord interprofessionnel de 2003 et la loi de mai 2004 en les adaptant spécifiquement à notre profession. Cet accord est normatif, il s’applique dans tous les établissements et ne peut qu’être amélioré en interne.

Partout, les élus FO aux délégations du personnel, aux comités d’entreprise et aux CHS-CT défendent vos intérêts individuels et collectifs au sein de votre entreprise.

 

QUE FAIRE AVEC FO

Adhérer permet de renforcer les moyens de l’organisation qui ne vit que des cotisations des adhérents pour préserver son indépendance. Outre l’équipement de nos locaux, il nous faut en effet aider nos délégués à se former, se faire entendre et défendre les intérêts des adhérents parfois jusqu’en justice. Le coût de la carte est déductible à 66 % de l’IRPP.

Rappelons que, face aux salariés, 95 % de nos dirigeants sont syndiqués à une organisation patronale (Medef, CGPME…).

Votez pour FO aux élections professionnelles. Dans les petites et moyennes structures, vous connaissez personnellement vos délégués. Dans les établissements importants, l’action des centrales syndicales et les propos tenus par leurs secrétaires dans les médias sont plus déterminants dans le choix du bulletin de vote. Là, le contact individuel avec chacun d’entre vous devient matériellement impossible puisque le Code du Travail limite à cinq le nombre de délégués quelle que soit la taille de l’établissement. Cependant, les délégués FO partagent tous les mêmes idées sur ce qui doit être défendu et sur la manière de le faire. Ils se tiennent à votre disposition grâce à des permanences syndicales.

Faites grève et manifestez avec nous quand cela est nécessaire. Ces moyens légaux de faire valoir nos droits n’ont de résultats qu’en fonction du nombre de salariés impliqués. Isolés, vos délégués n’obtiendront rien.

o-o-o-o-o-o-o-o-o

En France, se syndiquer librement est un acte de solidarité. L’engagement syndical n’est pas un commerce ni une assurance. Prendre sa carte, c’est prendre son avenir en main.

Vos délégués syndicaux sont les représentants des adhérents à une Organisation partageant les mêmes convictions. Et, plus un délégué syndical a d’adhérents dans sa section, plus sa parole a de poids auprès de la Direction et plus l’Organisation s’en trouve renforcée dans l’intérêt commun.

Les combats à mener au 21ème siècle ne font que commencer.
Ils s’annoncent des plus âpres.

 

AVEC FO
AGIR ENSEMBLE POUR DEFENDRE NOS DROITS

 

BULLETIN D’ADHESION

Nom :                                                                                                   Prénom :

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Courrier syndical à adresser : ¨ au domicile ou ¨ sur le lieu de travail

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