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LE SIECLE DES SALARIES VIRTUELS
DU TRAVAIL MAIS PAS DE TOIT
DU TRAVAIL MAIS PAS DE CREDIT
DU TRAVAIL MAIS PLUS D’EXISTENCE…
La banque, comme tous les autres secteurs d’activité, a ses nouveaux pauvres. Des salariés tellement bien payés qu’ils ne peuvent même plus obtenir un logement et encore moins souscrire à un emprunt. Quand encore ils peuvent se soigner ! Alors que début Octobre, nous allons "fêter" le 60ème anniversaire de la Sécurité Sociale… Quelle dérision quand un des pays où on a la réputation de vivre le mieux, de se soigner le mieux, produit des salariés SDF.
En dehors de la profession bancaire, les mesures "surprise" de l’été nous ont - en outre - concocté une nouvelle race de salariés : les salariés transparents, quasi sans existence légale, puisqu’ils ne font pas partie de l’effectif des entreprises où ils travaillent. Un comble !
Alors qu’on cherche les raisons du mal être des jeunes, on va jusqu’à nier leur existence même en repoussant les limites du tolérable jusqu’à les considérer comme des sous-salariés.
Les cinéphiles se rappelleront certainement du "mobilier" (les femmes) de "SOLEIL VERT". Les jeunes constituent aujourd’hui le mobilier de ces patrons qui, ce faisant, poussent le cynisme jusqu’à nier la réalité de l’Humanité.
En outre, ce patronat toujours insatisfait, gourmand d’exonérations de cotisations et d’avantages fiscaux, empoche toutes les aides possibles sans même respecter les engagements promis en contrepartie, comme d’arrêter les suppressions d’emploi et les délocalisations !
De plus, toutes ces exonérations et ces cadeaux fiscaux réduisent le budget de l’Etat qui ne peut procéder à la relance de la recherche, de l’économie, de l’investissement public, nécessaire à tous. L’ensemble du service public, les structures objets de la décentralisation, la Sécurité Sociale, les Hôpitaux souffrent d’un défaut de recettes et pas seulement de leur niveau de dépenses ! On rationne au lieu de développer alors qu’il est bien évident que seuls pouvoir d’achat et consommation peuvent relancer l’économie. Villepin répond "à côté" quand il propose comme remède miracle, une réduction du nombre de tranches fiscales. Supprimer la dégressivité de l’impôt direct n’a jamais favorisé la justice ni l’égalité ! C’est en fait un cadeau supplémentaire pour ceux qui sont concernés par l’ISF ou certaines niches fiscales.
Les négociations salariales sont dans l’impasse. On refuse de les anticiper. Les patrons trichent en ouvrant des négociations sur la mesure Breton. Dans un mois ou deux, ils sauront vous rappeler qu’ils ont déjà "fait quelque chose" pour vous tout récemment…
La réponse à ces attaques tous azimuts ne peut rester confidentielle. Il faut une riposte mémorable car les patrons n’ont pas le droit de nous traiter avec tant de mépris.
Il est grand temps de se réveiller pour la défense de notre POUVOIR D’ACHAT, pour obtenir des négociations salariales dignes de ce nom, le développement de l’emploi contre la PRECARITE, le respect des droits individuels et collectifs de TOUS LES SALARIES.
POUR UN TEMPS FORT LE 4 OCTOBRE,
MOBILISATION DE TOUS OBLIGATOIRE !
Annie LEFEVRE
REUNION DU CONSEIL DADMINISTRATION
DE L’OPCA BANQUES - 19 SEPTEMBRE 2005
Cette réunion était la dernière de la directrice de l’OPCA Madame Nicole REYNAUD, partant en retraite et remplacée par Monsieur Luc DESBOIS qui avait déjà eu cette responsabilité. C’était aussi la dernière de M.Jean-Claude GUERY remplacé par M.Olivier ROBERT de MASSY en tant que Directeur Général de BAA, organisme d’exécution de l’OPCA Banques. En ce qui le concerne, il cumule dorénavant 2 fonctions :
M. Robert de MASSY délègue ses responsabilités de Directeur Général de BAA à M. Luc DESBOIS qui assistera dorénavant au Conseil de l’OPCA.
Il annonce par ailleurs que c’est M. Tanguy du CHENE - assisté de M. Jean-Claude GUERY, responsable de la Direction des Affaires Sociales de l’AFB – qui assurera la présidence de la CPNE, marquant par là l’importance du dialogue social sur les questions de Formation qui forment un tout avec les autres questions évoquées en Commission Nationale Paritaire.
D’entrée, M. ROBERT de MASSY a fait un long compte rendu du Conseil de l’AFB de juin dernier relatif à la Formation dans la Profession Bancaire. Prêchant devant des convaincus, il a insisté sur les enjeux représentés par le remplacement des nombreux seniors par de jeunes embauchés au cours des prochaines années et a évoqué la situation historique que représente l’évolution de carrière des embauchés au niveau BAC + 2 ou BAC + 3.
M. ROBERT de MASSY a indiqué que l’AFB avait demandé l’agrément pour pouvoir collecter et affecter la Taxe d’Apprentissage des Banques AFB qui resteront, d’ailleurs, libres de verser ou non à l’OCTA Banques devant être créé à cet effet.
FO a souligné qu’enfin, le Patronat Bancaire avait pris toute la mesure de l’importance de la Formation pour les salariés de la Branche et concédé, toutefois, que les rares spécialistes de ces questions au sein de toutes les Organisations Représentatives du Personnel avaient éprouvé des difficultés identiques pour convaincre leurs instances.
Après ces longs préliminaires, le Président du Conseil a proposé la modification des statuts de l’OPCA Banques qui devaient être toilettés. Les modifications ont été adoptées à l’unanimité moins une voix (SNB).
En vertu de l’accord transitoire sur l’ITB, 320/330 dossiers ont été présentés au financement par l’OPCA pour un montant de 20 M€.
FO a demandé et obtenu du Conseil qu’une certaine souplesse administrative soit appliquée pour les dossiers de "Périodes de Professionnalisation" dans la mesure où la date d’application du 1er janvier est rétroactive. Les documents demandés actuellement n’étaient pas connus à l’époque des Services "Formation" des Banques et peuvent manquer, un tuteur parti en retraite par exemple.
La prochaine réunion du Conseil aura lieu le 28 novembre 2005.
Denis CHÂTELET - Christian HABOLD
SOUS COMMISSION SECURITE A.F.B.
19 SEPTEMBRE 2005
Deux points importants étaient à l’ordre du jour de cette réunion.
1) - Renégociation de l’accord relatif à la Sécurité des Agences bancaires
La Présidente de la sous-commission a indiqué très clairement que l’accord signé par FO le 27/11/2002 relatif à la Sécurité des Agences bancaires (inséré d’ailleurs dans la dernière Edition de Janvier 2005 de la Convention Collective des Banques) leur convenait tout à fait dans sa forme actuelle, et que l’AFB était prête à le reconduire et ce, pour une durée indéterminée. A noter que les autres organisations syndicales –pourtant non signataires– ont également reconnu qu’il s’agissait d’un bon accord.
L’AFB considère que cet accord a eu une incidence favorable sur la baisse des agressions à mains armées sur 3 ans.
Sur la reconduction, les Organisations syndicales n’adhèrent pas à l’idée d’un accord à durée indéterminée, des événements nouveaux pouvant intervenir en matière de sécurité qu’il conviendrait d’ajouter alors à cet accord. Même dans le cas d’un accord sur 3 ans comme actuellement, FO a demandé l’ajout d’une clause de révision pouvant jouer dans des cas précis (ex : augmentation importante des Hold-up).
FO a également demandé que cet accord soit affiché dans toutes les agences bancaires, car trop méconnu par le personnel.
Nous avons rappelé que nous ne sommes pas favorables à ce que les Agents puissent à nouveau transporter des fonds, comme certaines banques le souhaiteraient. Ceci serait un retour en arrière.
FO avait souhaité à l’époque l’uniformisation de la signalétique dans toutes les Banques. Ce qui avait été accepté. On nous a indiqué que l’étude était terminée et en pré-test, pour un résultat définitif en novembre 2005. Enfin, la demande éternelle des Organisations syndicales sur un effectif minimum a tourné court… A suivre.
2) - MISE EN PLACE D’UN GROUPE DE TRAVAIL SUR LES INCIVILITES, AVEC UN CALENDRIER SPECIFIQUE
FO a émis le vœu d’une étude bien spécifique sur ce point. Les autres Organisations syndicales nous ont rejoint sur cette position énonçant même une préférence pour un accord distinct sur les Incivilités. Le Groupe de travail sera composé de 2 membres par Organisation syndicale. FO a émis le souhait d’avoir un document de travail, afin que le Groupe puisse avancer rapidement sur ce sujet délicat.
Prochaines réunions :
- 24/10/2005 axée sur l’Accord Sécurité,
- 01/12/2005 sur les Incivilités.
Christian BACOU
FO - CFDT - CFTC - CGT - SNB/CGC
Fédérations de la Banque
Paris, le 23 septembre 2005
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
JOURNÉE D’ACTIONS DU 4 OCTOBRE
Les cinq Fédérations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, SNB/CGC appellent l’ensemble des salariés de la profession Bancaire à cesser le travail lors de la journée du 4 octobre pour participer aux manifestations prévues dans le cadre de la journée d’actions unitaire organisée par les 5 Confédérations Syndicales pour la défense de l’emploi, du pouvoir d’achat, des droits collectifs et individuels des salariés et contre la précarité.
Malgré des profits exceptionnels engrangés d’année en année, les négociations de branche sont insuffisantes. Le Patronat bancaire refuse de négocier des augmentations de salaires générales et pérennes.
D’autre part, les mesures salariales consenties dans les établissements bancaires n’ont pas permis le maintien et la progression du pouvoir d’achat des salariés de la profession.
Cette situation d’injustice salariale provoque une tension de plus en plus forte et justifie pleinement le recours à l’action avec les autres salariés du privé comme du public.
La mobilisation est également nécessaire pour obtenir :
GROUPES CAISSES D'EPARGNE
PROTECTION SOCIALE GROUPE
(IV) UN MARCHÉDU DUPES
UN NOUVEAU CONTRAT GROUPE NATIONAL MNCE
doit être renégocié avant le 31 décembre 2005. Après avoir été renouvelé pour un an seulement (?), le régime de retraite supplémentaire par points expire malheureusement à ce moment-là aussi (lire nos tracts n° I, II et III). Néanmoins, aucune autre échéance en la matière ne pèse sur nous.Pourtant, l’occasion pour nos patrons de tout remettre en cause était trop belle. Flanquée de deux spécialistes de la question (Frédéric Dedieu et Arnaud Lherbière), la CNCE nous a concoctés un projet de refondation de notre protection sociale dont elle a le secret. Il consiste à proposer un système unique et uniforme gommant toute disparité entre les salariés des entreprises du Groupe, bref en une standardisation de notre protection sociale à moindre coût pour nos employeurs.
Ce projet patronal interdit désormais toute évolution possible au sein des entreprises du Groupe, tout nouveau progrès social. Cette démarche vise donc à tarir le dialogue social dans chaque entreprise, à faire taire les revendications locales, à supprimer la négociation collective régionale en matière de protection sociale.
Une logique dite de compensation, qui en réalité s’analyse comme une mécanique régressive, de laminage d’avantages acquis locaux, est corrélativement proposée par la CNCE.
Globalement, que ce soit en santé, en prévoyance collective ou en retraite, l’effort contributif
des entreprises en matière de protection sociale diminue, alors que celui des salariés augmente fortement dans un contexte de baisse tendancielle du pouvoir d’achat. Comme à l’accoutumée en ne signant pas les accords de retraite du 18 novembre 1999, FO a eu à nouveau tort d’avoir raison trop tôt. Les signataires (UNSA, CFTC, CGC) auraient en effet été avisés d’exiger un accord de retraite supplémentaire à durée indéterminée et non pas sur 5 ans… L’épée de Damoclès s’apprête à tomber. Si on en croit le projet patronal, les non-cadres, et en particulier les jeunes, seront très pénalisés.
POUR FO, CETTE CHARGE PATRONALE VAUT BIEN UNE GREVE !
La délégation "Protection Sociale" du SNP-FO
Bruno Aguirre, Sylvain Bellaiche, Paul Chianéa, Gérard Fournand et Christiane Sogorb
GROUPES CAISSES D'EPARGNE
EVOLUTION INSTITUTIONNELLE (2)
FO PRECONISE LE STATU QUO
Paris, le 20 septembre 2005
Dans le rôle de l·éclaireur, le syndicat FO s·était déjà illustré par le passé, singulièrement au plan institutionnel, mais également en matière de retraite et de carrière des salariés du Groupe. En récusant la prétendument inévitabilité de la cotation de la CNCE, Force Ouvrière veut également prouver qu·une alternative est possible.
Huit jours après avoir distribué notre tract intitulé "Notre devoir d’ingérence", un CCN réunissant au mois de juillet dernier nos employeurs avec le directoire de la CNCE les a clairement opposés entre eux sur la question de la gouvernance au sein d’un Groupe que l’on veut voir désormais coté en bourse au plus tard dans un an…
Selon nos informations, une très grande majorité de Caisses d’Epargne n’accepte plus la verticale du pouvoir incarnée par la CNCE. C’est à juste titre que les patrons de caisses ne veulent manifestement plus passer sous ses fourches caudines d’autant qu’elle fait l’objet d’une désapprobation de la commission bancaire à propos de la gestion de ses risques.
Sur le front de la croissance externe, après avoir acheté à 60 % la Banque Palatine (ex-Banque Sanpaolo) en juillet 2003, la CNCE, dotée d’un appétit décidément insatiable, vient aussi d’acquérir la Banco Commercial Portuguès (63 agences, 560 salariés). Il semble que le scénario soit déjà écrit et se répète à l’identique. Tout d’abord, ces deux acquisitions sont stratégiquement contestables. Les deux établissements disposent de marchés de niche très rentables mais traités de façon artisanale, peu compatibles avec des procédures de Groupe standardisées. Aujourd’hui, Palatine est progressivement vidée de sa substance pour devenir une simple caisse d’épargne spécialisée sur le marché de la PME.
Un plan social pudiquement nommé plan de sauvegarde de l’emploi est déjà proposé chez Palatine. Après en avoir connu plusieurs par le passé, les salariés de BCP attendent également leur tour. Les Caisses d’Epargne ne sont d’ailleurs pas en reste, les personnels de Picardie, puis de Languedoc-Roussillon en ayant également fait les frais.
A FO, nous pensons qu’il convient de briser cette spirale infernale. Voilà pourquoi nous proposons que le Groupe des Caisses d’Epargne ne soit précisément pas coté en bourse. Nous affirmons que le caractère inéluctable de sa cotation est un mensonge qui ne vise qu’à nous faire entrer définitivement dans le monde de la jungle, celui où il faut manger pour ne pas être mangé. Forts de nos missions d’intérêt général, nous osons prétendre que le fait de ne pas être coté en bourse représente un avantage concurrentiel certain car nous serions les seuls à ne pas l’être. Ce qui ne nous interdit nullement de passer des accords de partenariat en Europe, notamment avec des établissements à caractère coopératif.
Défendre aujourd’hui les intérêts matériels et moraux des salariés du Groupe, c’est prôner le statu quo quant à la perspective d’une CNCE cotée ! C’est pourquoi FO poursuit ses auditions à caractère politique car convaincre nécessite une volonté forte et nous en avons à revendre…